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La Corée du Sud pour la réforme de l’OMC

Les organisations des Nations unies, dont l’OMC ont montré leurs limites au point que des voix s’élèvent de plus en plus pour réclamer leur réforme.  

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Les organisations des Nations unies, dont l’OMC ont montré leurs limites au point que des voix s’élèvent de plus en plus pour réclamer leur réforme. C’est le cas de la Corée du Sud qui parle la voix de son ministre du Commerce YooMyung-hee, en lice pour devenir le prochain chef de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a dernièrement déclaré qu’elle souhaitait réformer cet organisme pour qu’il soit plus résistant à des obstacles jamais rencontrés auparavant, comme la pandémie de nouveau coronavirus.

« Récemment, chaque pays a été livré à lui-même en raison de la crise économique sans précédent, causée notamment par le nouveau coronavirus », a-t-elle déclaré lors d’une réunion avec des journalistes. « Face à de tels défis, l’OMC devrait conserver sa pleine fonction, indépendamment de toute crise, pour maintenir le commerce ».

Pour Yoo, l’OMC doit normaliser son rôle de gestion des négociations et de règlement des différends dans le cadre d’un régime multilatéral, et que la pandémie de la Covid-19 a donné l’occasion d’examiner les questions en suspens.

« L’OMC doit tout particulièrement rétablir la confiance dans le système commercial multilatéral en le rendant plus pertinent, plus résistant et plus réactif », a-t-elle dit. Avant d’ajouter :

« De nombreux pays sont déçus et expriment leurs préoccupations concernant l’OMC, qui se trouve dans une impasse tout en ne remplissant pas sa fonction initiale ».

Partager le savoir-faire avec l’Afrique de l’Ouest

D’après certains observateurs, l’OMC aurait récemment reculé dans son rôle de médiateur des différends commerciaux.

« J’ai acquis une grande expérience avec des pays ayant différents niveaux de développement économique tout au long de ma carrière », a déclaré Yoo, en précisant que cela l’aiderait à mieux comprendre les différents besoins des Etats membres.

Selon plusieurs médias coréens, Yoo a promis de partager le savoir-faire de la Corée du Sud en matière de développement économique avec des pays d’Afrique de l’Ouest.

« De nombreux pays sont déçus et expriment leurs préoccupations concernant l’OMC, qui se trouve dans une impasse tout en ne remplissant pas sa fonction initiale », a-t-elle indiqué. Avant de promettre qu’elle serait au service de tous les membres de l’OMC et qu’elle avait la même position sur le conflit commercial qui dure depuis un an entre la Corée du Sud et le Japon.

Il convient de noter que Yoo a dernièrement présenté sa vision en vue de restaurer la confiance à l’égard de l’OMC de sorte à permettre à cette organisation internationale de mieux gérer les négociations et résoudre des conflits commerciaux.

Pour la ministre sud-coréenne du Commerce, le plus grand défi auquel fait face l’organisation était sa défaillance à agir en tant que cour suprême pour régler les différends et impasses.

Elle a souligné en particulier que la montée du protectionnisme alimentait les tensions commerciales avec la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19) menaçant le principe de l’OMC de faciliter la libre circulation de biens et services.

Elle a estimé que l’OMC devait renaître à travers la réforme avant de présenter sa vision «3R » qui vise à rendre l’organe plus pertinent, résilient et réactif aux besoins de l’époque.

Selon elle, cela pourrait aider l’OMC à regagner la confiance du monde.

Yoo a promis de mettre pleinement à profit ses 25 ans d’expérience dans les négociations commerciales afin d’aider à mettre en place la transformation. Elle a affirmé que sa vaste expérience faisait d’elle la mieux qualifiée pour assumer la fonction. Yoo fait partie des huit candidats en lice pour succéder au Brésilien Roberto Azevedo qui quittera son poste le mois prochain.

Matshi

 

 

 

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