Le_Potentiel logo
Le_Potentiel logo

Coalition FCC-CACH : Un contrat léonin sans clause de révision

Le temps a sonné pour que les uns et les autres s'interrogent sur la volonté de cheminer ensemble jusqu'à la fin du mandat et tirer les conséquences qui s’imposent dans l’intérêt de la République et de ses habitants.

Partager :

SKE__cbus_3631200209fatshietkabilac_mGlis

Des tensions secouent depuis plus d’une année la coalition au pouvoir, le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila et le Cap pour le changement du président Félix Tshisekedi. Avec un cheminement totalement parsemé de discorde et à tout point de vue, d’aucuns s’interrogent sur la sincérité entre acteurs au pouvoir.

Bien au-delà, après plus d’une année d’une gouvernance tumultueuse, il y a lieu de s’interroger sur le contenu même de l’accordde gouvernance qui lie le CACH au FCC. C’est une clarification qui s’impose afin de procéder à une évaluation objective devant déboucher sur des conséquences logiques, à savoir : réviser ou résilier cet accord. A défaut, il ne serait pas douteux de tabler sur un contrat léonin dans lequel seul le FCC, fort de son assise politique dans la territoriale, dans les organes délibérants et au niveau national, s’adjuge tous les avantages en imposant un rythme contraire au redécollage socioéconomique et qui va certainement coûter cher au quinquennal de son partenaire occupant actuellement le fauteuil au Palais de la nation. Et au bout du compte, c’est le peuple qui perd !

Félix Tshisekedi et Joseph Kabila entretiennent-ils encore de bonnes relations sur le plan de la gouvernance ? La question est sur toutes les lèvres, au regard des secousses et tiraillements interminables entre les deux plateformes au pouvoir, à savoir le Front commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le changement (CACH).

C’est ici que des voix s’élèvent pour qu’une clarification soit faite. La population est lassée de subir, mieux de demeurer otage, d’un accord de gouvernance caractérisé par des tensions incessantes dans un navire où les membres de l’équipage semblent de moins en moins se préoccuper de la sécurité des passagers à bord et des services à rendre aux voyageurs (le peuple). Au nombre de ces services, il y a la sécurité, les soins de santé, l’éducation, etc.

Qu’est-ce qui se cache derrière l’accord de la coalition ?

Le sujet ne devrait pas rester tabou dès lors qu’il en va de la vie des millions de Congolais. Au nom de la souveraineté populaire, il est temps, plus que temps même, que le contenu de l’accord de la coalition passé entre les deux plateformes au pouvoir soit rendu public.

C’est parce qu’avec la tournure des événements depuis plus d’une année de gouvernance FCC-CACH, le cordon ombilical du mal impose un net dans la marche de la nation, dans bien des domaines vitaux. Ceux qui ont mis à genou le pays, avec des rapports accablants qui existent sur les plans économico-financier et sécuritaire, multiplient des stratégies pour le maintien du statu quo. Et la question inquiète et préoccupe au plus haut point tous ceux qui espéraient le changement. N’est-il donc pas mieux, dans un esprit de transparence et de bonne gouvernance, de publier le contenu de l’accord de la coalition ? Le faire, c’est permettre à tout Congolais de savoir sur quoi il porte. Et quelles en sont les contreparties ?

Sinon, à quel moment finalement pourra-t-on réviser cet accord tenant compte des pesanteurs qui bloquent la nouvelle vision de l’état de droit prônée par l’actuel locataire du Palais de la nation ? Des pesanteurs qui sabordent les espoirs d’un peuple qui a cru pourtant après avoir lutté et versé son sang pour obtenir l’alternance. Il est temps pour les deux leaders de la coalition FCC-CACH de sortir du mutisme, au sujet de cet accord, dès lors que sa révision s’impose, à défaut de sa résiliation, pour une nouvelle dynamique prenant effectivement en compteles défis auxquels est confronté la République démocratique du Congo.

Et quid du remue-ménage au sein du Comité de suivi ?

C’est une question essentielle. Le remplacement des négociateurs au FCC et au CACH. Et après ? Tout se gère dans un rythme effréné comme si la situation dans laquelle la RDC se trouve aujourd’hui contente certains.Le pays fait pourtant face aux incertitudes qui n’ont certes jamais été aussi importantes. Des incertitudes qui nécessitent des capacités de rebond dictées par la volonté politique pour sonner véritablement un nouveau départ dans la consolidation de l’économie congolaise encore fragile, de la sécurité et du rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Où en est-on donc avec les négociations pour la poursuite des nominations au sein des entreprises publiques, mais aussi la question d’un éventuel remaniement du gouvernement de la République, pour raisons d’efficacité, d’efficience et de réduction des dépenses publiques ? Ce sont là d’autres questions politiques et de gouvernance capitales, mais qui passent en  second plan des stratégies d’élimination de l’adversaire…

Le temps a sonné pour que les uns et les autres s’interrogent sur la volonté de cheminer ensemble jusqu’à la fin du mandat et tirer les conséquences qui s’imposent dans l’intérêt de la République et de ses habitants. Dans tous les cas, l’accord de coalition qui lie le CACH au FCC ne doit pas être comme un contrat léonin sans clause de révision. Dès lors que les circonstances politiques changent, tel est le cas, et que l’équilibre initial entre partenaires est rompu ou mis en mal, à dessein, il n’y a qu’une alternative : soit on révise ce cet accord, soit on le résilie. C’est ce qu’attend le peuple.

Le Potentiel

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Voir Aussi