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Viol de Kisenso : Les infirmières décrètent un arrêt de travail de 72 heures

Les infirmières demandent aux organisations des droits de l’Homme de se saisir du dossier pour l’accompagnement.

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A partir de ce lundi 21 septembre 2020, les hôpitaux de la République vont fonctionner sans les services des infirmiers. A l’appel de leurs syndicats respectifs (Solsico, Dysico et Unic), les infirmières viennent de décréter un arrêt de travail de 72 heures sur toute l’étendue du territoire national. Ceci en protestation au viol subi par leurs congénères du Centre santé de référence Révolution à Kisenso le 11 septembre 2020. Cet arrêt de travail de colère, c’est aussi pour réclamer l’implication personnelle du chef de l’Etat dans cette affaire afin de mettre fin à l’impunité. En même temps, les manifestantes exigent également l’alignement des infirmiers à la prime de risques avant la fin de cette année.

Par la bouche de Jeanine Bayeka Ngoyi, les infirmières ont dit soutenir les revendications des infirmiers en général. Seulement, au-delà de ces revendications, les infirmières demandent à M. Félix-Antoine Tshisekedi, chef de l’Etat, son implication personnelle pour définitivement fin à l’impunité.

Du gouvernement, les infirmières attendent la poursuite et l’arrestation de tous les assaillants encore en liberté qui ont opéré allégrement durant la nuit du vendredi 11 septembre au centre de santé de référence Révolution de Kisenso en commentant des actes répréhensibles allant jusqu’au viol de deux infirmières de garde qui assuraient des soins aux malades. Elles demandent aussi la mise en place des mécanismes de renforcement de la sécurité des milieux hospitaliers pour que ces actes ne répètent plus ; la meilleure prise en charge médicale et psychosociale des infirmières victimes de violences sexuelles dans un centre de santé spécialisé, le remplacement des matériels et équipements volés au centre de santé de référence Révolution de Kisenso et l’alignement des infirmiers à la prime de risques avant la fin de l’année 2020.

Les infirmières demandent aux organisations des droits de l’Homme de se saisir du dossier pour l’accompagnement

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