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Litige RDC-Zambie : La mission de la SADC attend toujours la contribution du gouvernement congolais

On se souviendra qu’un petit territoire de la province du Tanganyika est au cœur d’un litige frontalier entre la RDC et la Zambie depuis plusieurs décennies.

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Faisant le point au Conseil des ministres du vendredi 18 septembre 2020, de la situation sécuritaire à travers le pays, le ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Aimé Ngoy Mukena, a indiqué que « la contribution gouvernementale est toujours attendue pour faire avancer la mission de SADC dans le cadre du litige frontalier avec la Zambie ».

On se souviendra qu’un petit territoire de la province du Tanganyika est au cœur d’un litige frontalier entre la RDC et la Zambie depuis plusieurs décennies. Au cœur du bras de fer, une petite poignée de villages répartis le long de la frontière, sur les côtes du lac Tanganyika : Kubanga, Kalubamba et Moliro. La Zambie revendique la souveraineté sur ce bout de territoire de la province de Tanganyika – dont Zoé Kabila, le frère de l’ancien président, est actuellement le gouverneur – et ce malgré un traité signé en 1989 entre les deux pays.

Mais la tension est montée d’un cran, ces six derniers mois, à cause de la présence de soldats zambiens qui était signalée en territoire congolais.

Le conclave qui s’est ouvert dernièrement à Lubumbashi, dans la province du haut-Katanga, n’a pas permis de trouver une issue durable à ces tensions récurrentes. Les experts des deux pays qui s’étaient réunis à Lubumbashi, dans le cadre de la 10ème session de la commission mixte défense et sécurité entre la RDC et la Zambie, avaient pourtant la lourde tâche de parvenir à un accord sur un dossier qui a provoqué une montée de fièvre ces derniers mois. Mais, curieusement, jusqu’à ce jour, la contribution du gouvernement de la RDC se fait toujours attendre alors que c’est son territoire qui avait été occupé.

Situation sécuritaire calme, mais…

Dans son rapport, Aimé Ngoy Mukena, a souligné que la situation sécuritaire était généralement calme sur l’ensemble du territoire en dehors de quelques poches d’insécurité, principalement à l’Est du Pays.

Parmi les situations particulières, le ministre a signalé, notamment, la poursuite des patrouilles mixtes PNC/FARDC dans les grandes agglomérations et sur la Route Nationale n°1 ; la bravoure de la population dans le territoire de Kongolo, (Espace Grand Katanga) qui a arrêté un activiste des Maï-Maï Malaika ; la pression exercée ces derniers jours par les FARDC contre les terroristes ADF et toutes les forces négatives dans l’opération « délivrance de Mayangose » a fait baisser l’activisme des terroristes ADF/MTM.

Le ministre de la Défense nationale a également signifié au Conseil que les FARDC continuent d’enregistrer les redditions des combattants du groupe armé NDC/R ; les incursions des éléments de l’Armée du Soudan du Sud dans les chefferies de Kaliko-Omi et Kakwa ont été signalées, dans le territoire de Djugu où, justement, l’activisme de certains membres de CODECO est dû en partie à l’absence d’une prise en charge totale des « Rendus ».

Il en est de même en territoire d’Irumu, où des miliciens FRPI en instance de désarmement et de démobilisation quittent leurs sites de pré-cantonnement et peuvent représenter un danger.

Des instructions ont été données pour que la situation des candidats à la démobilisation et au désarmement soit traitée en toute urgence. À ce propos, la caravane de la paix commencera ce lundi.

Rich Ngapi

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