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Violeur ou eunuque

Au Nigeria, l’État de Kaduna vient de décréter la castration pour réprimer les violences de Boko-Haram.

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Émasculer un violeur récidiviste est-il préjudiciable à la société ? Comment peut-on empêcher la race de violeurs de proliférer ? Les États n’ayant aucune solution dissuasive, les communautés entendent se prendre en charge. Notamment en castrant les violeurs, sur le mode des eunuques qui veillaient inoffensivement sur les harems, ou des castrats qui conservaient leur voix de soprano ou d’alto. Au Nigeria, l’État de Kaduna vient de décréter la castration pour réprimer les violences de Boko-Haram.

Cette dissertation m’est inspirée par l’horreur vécue, la semaine dernière, dans un centre de santé de Kisenso. Otages des dizaines de «kulunas» qui s’étaient introduits nuitamment dans l’enceinte de l’hôpital, les infirmières de garde ont subi la loi des violeurs. Lesquels ont aussi volé le précieux outillage médical et vidé la pharmacie.

Plus d’un Kinois a été révolté. Aussi la réaction, vive et prompte, de la police et du parquet a-t-elle unanimement été saluée par les autorités et la population. De même, les 20 ans de SPP infligée aux délinquants ont satisfait la colère populaire.

Imprévisibles dans le temps et dans l’espace, les violences sexuelles font partie de l’arsenal aussi bien des hommes en armes que des civils. Elles surviennent en temps de paix comme en temps de guerre. Leurs auteurs ne choisissent pas leurs victimes car ils peuvent frapper au sein de leur propre famille – cas de l’inceste – ou, plus généralement, à l’extérieur.

Comme réponse décisive au viol, l’incarcération ne convertit point le délinquant. Seule la castration met définitivement fin à son désir libidineux, terroriste ou de vengeance. Car, réduit au statut d’un bouc exhibant cornes et barbe mais sans testicules, l’ex-violeur ne pourra plus commettre un moindre péché de luxure. Il aura plutôt le temps de confesser son sombre passé.

Ben-Clet

 

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