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Léila Zerrougui exhorte la classe politique congolaise à la confiance mutuelle

Nonobstant des acquis engrangés par la République démocratique du Congo, son contexte politique et sécuritaire actuel demeure fragile, relève la patronne de la MONUSCO, Léila Zerrougui.

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Nonobstant des acquis engrangés par la République démocratique du Congo, son contexte politique et sécuritaire actuel demeure fragile, relève la patronne de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO), Léila Zerrougui.

Elle a évoqué ce constat, le mardi 6 octobre 2020, devant le Conseil de sécurité de l’ONU. C’était lors de sa présentation par vidéo conférence, du rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU sur la situation générale de la RDC à l’approche du retrait définitive de la MONUSCO qui sera, par ailleurs, défini par la stratégie commune en cours d’élaboration entre le gouvernement congolais et les instances onusiennes.

Selon Léila Zerrougui, pour préserver les acquis aussi bien sur le plan politique que sécuritaire en RDC, la classe politique en générale et la coalition au pouvoir, Cap pour le changement (CACH) et Front commun pour le Congo (FCC), en particulier, qui hier encore étaient politiquement opposés, doivent « surmonter leurs différences et bâtir une confiance mutuelle dans un contexte où les situations politique et sécuritaire demeurent fragiles et menacent les acquis ».

Cet appel de la patronne de la Monusco intervient dans un contexte où la situation politique congolaise reste polarisée, notamment entre membres de la coalition au pouvoir.

Par ailleurs, Leila Zerrougui est revenue, entre autres, sur des tensions « croissantes » perceptibles dont celles survenues le 17 juillet 2020, après que le président Félix Tshisekedi ait procédé à des nominations au sein de plusieurs organes civils, militaires et judiciaires.

« Des députés affiliés au Front commun pour le Congo, de l’ancien président Kabila, ont, en outre, tenté de présenter des projets de loi de réforme judiciaire mais ils se sont heurtés à une résistance de la part de Cap pour le changement, de la coalition de l’opposition et d’organisations de la Société civile, qui ont dit craindre que de tels projets de loi ne portent atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire ».

D’autre part, renseignent des sources onusiennes, l’appel à l’unité lancé par la représentante spéciale du Sg de l’ONU en RDC, a trouvé un écho favorable auprès des États africains membres du Conseil de sécurité, le groupe A3 + 1, formé de l’Afrique du Sud, du Niger et de la Tunisie, plus les Saint-Vincent-et-les Grenadines.

Pour ces délégations, la situation politique actuelle est une « occasion rare » pour les dirigeants congolais de construire un avenir stable et un pays unifié.

« Le président au pouvoir et son prédécesseur doivent continuer d’apaiser leurs tensions, comme ils l’ont fait à l’occasion de leurs réaffirmations publiques. Cela est vital pour une réconciliation nationale et une paix durables », ont prévenu les A3+1.

De son côté, la Fédération de Russie a appuyé l’appel à toutes les parties pour qu’elles renoncent à la polarisation. Elle a, toutefois, affirmé qu’une ingérence dans les affaires internes de la RDC reste «inacceptable?».

L’engagement public des dirigeants en faveur d’une coopération entre les partis de la coalition au pouvoir est, quoi qu’il en soit, un « signe positif », s’est, pour sa part, réjouie la Chine, renchérit la même source.

S’agissant de la stratégie de retrait commune de la Monusco, Leila Zerrougui a souligné que le secrétaire général de l’ONU s’est engagé à la faire parvenir au Conseil de sécurité d’ici au 20 octobre.

Dans son rapport, le secrétaire général de l’ONU se dit résolu à faire en sorte que la réduction des effectifs de la Mission et son retrait soient soigneusement échelonnés, assortis de conditions et menés à bien conformément aux objectifs de référence convenus.

« L’élaboration de cette stratégie représente une occasion unique de définir la forme de partenariat entre l’ONU et le gouvernement congolais qui permettra de préserver les gains chèrement acquis des 20 dernières années, dans les phases de transition progressive et de retrait de la Mission », assure le chef de l’Organisation.

Joyce Kalala

 

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