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Le Synecat et le Syeco lancent l’opération « école morte »

Mobilisés devant le cabinet du ministre de l’EPST, ces enseignants du Syeco et Synecat ont manifesté leur mécontentement suite à leurs revendications.

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Les enseignants membres du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et ceux du Syndicat national des enseignants catholiques (Synecat) ne décolèrent pas. Toutefois, ils intensifient leur mouvement de grève. Dans cet élan, ils ont lancé, lundi 19 octobre 2020, l’opération « écoles mortes ». Ils ne vont pas enseigner chaque lundi et mardi jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause.

Mobilisés devant le cabinet de Willy Bakonga, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), ces enseignants du Syeco et Synecat ont manifesté leur mécontentement suite à leurs revendications.

Dans leur cahier des charges, ils font pression sur le gouvernement afin d’obtenir un engagement formel, bien à propos.

« On ne peut pas abandonner. Les enseignants ont fait un constat sur l’accord de Bibwa, qui a été signé par les ministères de Budget, de la Fonction publique, de l’EPST et non par celui des Finances. Il y a eu des recommandations qui ont été faites au Premier ministre, mais jusqu’aujourd’hui, il n’y aucune réaction de son côté. Voila pourquoi nous avons décidé de venir voir le ministre de l’EPST. Ce dernier doit trouver une solution », a déclaré la secrétaire générale du Syeco, Cécile Tshiyombo.

« Parce que les syndicats sont à Bibwa, et le lancement officiel ne s’est jamais fait. Pour que le lancement officiel ait lieu, ils exigent la présence du Premier ministre,  la présence du VPM ministre de Budget, la présence des ministres de la Fonction publique et de l’EPST. Il doit aussi y avoir la présence des directeurs des cabinets de la présidence, et de la primature pour que les travaux aient du poids », a-t-elle dit. Avant de s’opposer à la suppression de la motivation des enseignants. Raison pour laquelle ils ont pris l’option de prendre deux jours sans enseigner. 

« Nous ne voulons pas vivre  ce que nous vivons aujourd’hui par l’accord de Bibwa non signé par le ministère des Finances. Le ministre de l’EPST n’a pas d’argent, c’est le chef du gouvernement qui doit donner l’ordre pour qu’il y ait suppression de trois zones salariales, le paiement de deuxième et troisième palier », a indiqué Cécile Tshiyombo.

Pour rappel, les enseignants membres du Syeco et ceux du (Synecat) ont été reçus par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi qui leur avait promis de répondre valablement à leur cahier des charges. Cependant, jusqu’à présent, ils affirment que le gouvernement n’a pas pu accomplir sa promesse. D’où, ils menacent de retourner auprès du président de la République.

« Et si le gouvernement n’a pas d’argent, nous avons pris l’option avec le chef de l’Etat pour que le rapport du FBN soit déposé sur sa table et qu’on appelle toutes les parties qui doivent verser l’argent dans ce fonds, pour qu’il paie cet argent avec effet rétroactif afin qu’après chaque trois mois, l’on puisse ajouter 10000FC sur le salaire de l’enseignant », martèle-t-elle.

Hervé Ntumba

 

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