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Lokondo : « Ce dialogue doit être sincère avec des termes de référence clairs »

Pour le député FCC Henri-Thomas Lokondo, dans son adresse à la nation, le président de la République a voulu faire comprendre en des termes simples que la coalition actuelle a pris fin.

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Pour le député FCC Henri-Thomas Lokondo, dans son adresse à la nation, le président de la République a voulu faire comprendre en des termes simples que la coalition actuelle a pris fin. Dans tous les cas de figure, indique-t-il, le bref discours du chef de l’Etat est accusateur à charge du FCC qu’il expose devant l’opinion nationale et internationale comme un élément de blocage quant à l’accomplissement de ses prérogatives pour la marche du pays.

L’heure est encore aux réactions en attendant le début des consultations annoncées par le chef de l’Etat dans son adresse à la nation du vendredi 23 octobre.

Pour le député FCC Henri-Thomas Lokondo, le président de la République a voulu solennellement dire à l’opinion nationale et internationale ce qu’elle savait déjà, qu’il y a une crise dans la conduite de la coalition qui était devenue bancale depuis longtemps. « Je l’avais déjà dit il y a quelques mois », a rappelé Henri-Thomas Lokondo avant de poursuivre : « Il a aussi voulu nous faire comprendre en des termes simples, que la coalition actuelle a pris fin. Dans tous les cas de figure, son bref discours est un discours accusateur à charge du FCC qu’il expose devant l’opinion nationale et internationale comme un élément de blocage quant à l’accomplissement de ses prérogatives pour la marche du pays. Je souhaiterais qu’il y ait un débat de fond quant à ce. Avec à l’appui, éventuellement la publication du fameux Accord que personne ne connait. Ce qui n’est pas normal dans un régime démocratique… Je veux un débat sincère ».

Dialoguer, consulter les uns et les autres, ce n’est pas une mauvaise chose parce qu’en politique le dialogue est permanent, souligne l’élu de Mbandaka qui s’appuie sur les propos de l’ancien Premier ministre britannique Churchill qui disait que le dialogue, c’est le nerf de la paix…

« Nous avons besoin de la paix et la tranquillité pour le travail de développement de notre pays… Mais ce dialogue doit être sincère, républicain, courtois avec des termes de référence clairs. Il doit aussi et surtout être ferme sur les grands principes affirmés dans notre Constitution et d’autres lois de la République. Il faut dialoguer pour supprimer le mauvais cliché qu’on projette à l’extérieur du pays, qui considère maintenant que notre pays est devenu une république bananière ».

Dans tous les cas, Henri-Thomas Lokondo dit ne pas être surpris par la tournure des choses. « Dans notre groupe informel de G13, nous avions lancé notre appel du 11 juillet 2020 en faveur d’un consensus national sur les réformes électorales et constitutionnelles. Et dans le préambule de cet appel, nous avions fait constater qu’il y avait des choses qui n’allaient pas dans la coalition, et qui pouvaient avoir des conséquences fâcheuses sur le fonctionnement général de l’Etat… Le FCC et le CACH ne regardaient pas dans la même direction. Nous l’avions dit clairement au président de la République quand il nous avait reçus, même si à l’époque son propre parti politique l’UDPS avait aussi refusé de nous recevoir… Nous l’avons répété aussi au Premier ministre qui est du FCC », a-t-il rappelé.

Dans la foulée, l’élu de Mbandaka encourage l’initiative du chef de l’Etat. « On va voir comment le président va s’y prendre. Mais le dialogue, la concertation, l’entretien pour l’intérêt de la République reste une vertu pour tout homme d’Etat, comme dans la vie de tous les jours… », a-t-il conclu.

Pitshou Mulumba

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