Le_Potentiel logo
Le_Potentiel logo

Jeux de la Francophonie 2022 : l’Ordre national des architectes rétablit la vérité

Il n’y a donc aucun fondement dans l’argumentaire sous-tendant des risques de corruption pour les jeux de la Francophonie.

Partager :

SKE__cbus_4614203010ONAVoirJoseKadima_mGlis

Il n’y a jamais eu de détournement de fonds pour les jeux de la Francophonie. De même, les intentions prêtées aux architectes qui seraient contre leur président « indélicat » ne relèvent que de l’affabulation. À travers une mise au point, le président de l’ONA, Brunel-Joseph Gibale, s’est adonné à un exercice de transparence pour rétablir la vérité.

Il n’y a donc aucun fondement dans l’argumentaire sous-tendant des risques de corruption pour les jeux de la Francophonie. Encore que ceux qui allèguent dans ce sens ne font référence à aucune preuve matérielle, précise-t-on à l’ONA. Comme pour dire qu’il s’agit d’une simple diversion, mieux des attaques ad hominem dirigées contre le président de l’ONA. C’est parce que le prétendu détournement des fonds d’un contrat conclu avec l’ONA n’a pas de sens dès lors que les frais des esquisses et termes de référence réalisés par les architectes sous les auspices de l’ONA n’ont jamais été payés par l’État congolais.

Comprendre la Loi portant création de l’ONA

S’agissant de la prétendue somme de 5 500 000 dollars pour le premier coup, l’ONA rappelle que l’évènement de la Loi n° 18/034 portant création, organisation et fonctionnement de l’Ordre National des Architectes a porté l’Ordre au rang de partenaire institutionnel des pouvoirs publics à l’élaboration des stratégies, à la prise de décision et à la mise en œuvre des politiques dans le domaine de l’architecte.

A ce titre, l’ONA apporte son expertise au gouvernement dans le domaine des infrastructures et oriente ce dernier dans les choix techniques. Ainsi, conformément aux recommandations du Conseil d’orientation du Comité International des Jeux de la Francophonie, la RD Congo s’était engagé à signer le cahier des charges, à créer un Comité National des Jeux de la Francophonie (CNJF) par décret et à débuter les travaux de construction du village avant la tenue du conseil permanent de la Francophonie en octobre 2019.

Malheureusement, le comité exécutif mis en place en son temps avait brillé par la léthargie et l’absence d’initiatives capables de rassurer l’OIF. Et c’est dans le souci de sauver les Jeux de la Francophonie que le gouvernement avait décidé de confier à l’ONA la prise en charge des infrastructures, en s’appuyant sur les prérogatives reconnues à cet Ordre.

Le gouvernement est responsable des principes, et choix techniques

C’est donc à tort que le nom de Brunel Joseph Gibale est pris singulièrement car agissant au nom de la corporation et non entant qu’individu. Il n’est qu’un acteur approché par le gouvernement en sa qualité de président de l’ONA. Il faut, à cet effet, souligner que suivant les dispositions légales, le gouvernement est responsable des principes, choix techniques et actes posés. Les études présentées par les architectes organisés par l’ONA sont disponibles. Effectuées en un temps record, les études ont été approuvées par le gouvernement qui a trouvé opportun et pour des raisons de haute stratégie d’Etat de signer une convention de collaboration avec l’ONA pour tous les travaux d’infrastructures.

Aussi, pour ce qui pourrait paraître chose inattendue et surprenante pour certains, les architectes congolais épris de volonté patriotique ont accepté de travailler pour le compte du pays avant d’être payés. C’est ici qu’il faut interroger : « Pourquoi leurs honoraires ne sont pas payés jusqu’à ce jour ? »

Le CIJF n’a jamais rejeté les études produites sous la conduite de l’ONA

Une autre précision de taille, c’est que le Comité International des Jeux de la Francophonie n’a jamais rejeté les études produites par les architectes ayant travaillé sous la conduite de l’ONA. Elles constituent à ce jour, la seule base de travail pour la réussite des jeux. C’est par contre, le site de la FIKIN, objet du plaidoyer, qui a été retenu sans études préalables.

À cet effet, « denier au ministre des ITPR la compétence de gérer les matières relatives aux infrastructures sous prétexte de n’être pas membre du comité des Jeux relève de la mauvaise foi ».

Aussi, en évoquant l’apparition de M. Brunel-Joseph Gibale en mars 2020 avec la tentative insidieuse est de démontrer le caractère tardif de sa participation, on oublie que c’est devant l’évidence du retard accumulé par l’ancien comité d’organisation que le ministre de la Coopération Internationale, Intégration Régionale et Francophonie, en sa qualité de président du Comité de pilotage des préparatifs des Jeux, avait sollicité l’expertise de l’ONA et son accompagnement en vue de pallier à toutes les insuffisances. Conscient du retard pris par le pays, l’ONA avait avec diligence mis sur pieds un collectif d’Architectes volontaires pour réaliser les études architecturale et l’élaboration d’avant-projet sommaire (APS) selon les exigences de l’OIF et le transmettre avant la date butoir. C’est ce pari réussi qui a renforcé la nécessité d’établir un contrat de collaboration avec le gouvernement.

La Fikin techniquement inappropriée pour les jeux de la Francophonie

Des études menées sur le site de la FIKIN ont, d’un point de vue technique, indiquées que ce site choisi précipitamment pour abriter les Jeux, a un sol dont la portance ne permet pas d’abriter un ouvrage à 24 bâtiments R+3 pour héberger les Athlètes de 80 pays participant. Sans toutefois omettre le fait que ce même site présente une difficulté environnementale liée aux diverses évacuations des eaux usées et vanniers suite à la présence des habitants à proximité de cette zone très marécageuse exigeant d’énormes travaux des fondations.

Ainsi, le CNJF, les experts de l’OIF et ceux de l’ONA avaient été à l’unanimité contraint, au regard de ces observations techniques pertinentes, de recourir au choix du site « Stade Tata Raphael » après une visite de prospective sur les deux sites.

L’avant-projet sommaire (APS) pour l’aménagement de ce site fût adressé par l’ONA aux ministères concernés et le blocage constaté dans sa mise en œuvre n’a toujours pas trouvé des explications.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Voir Aussi