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Paix et Sécurité dans l’Est : Le député Ausse appelle l’ONU à redéfinir le mandat de la Monusco

Cet élu d’Irumu invite l’ONU à « la convocation d’une session du Conseil de sécurité à Kinshasa sur la situation sécuritaire de l’Est.

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C’est depuis, le dimanche 13 décembre 2020, que séjourne en République démocratique du Congo, le secrétaire général adjoint des Nations-Unies (ONU) chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix.

En mission officielle, ce diplomate onusien a déjà eu des échanges à Kinshasa, avec le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et d’autres acteurs politiques et sociaux de se rendre dans les provinces d’Ituri et du Nord-Kivu d’où, il bouclera son périple congolais avant de s’envoler, demain vendredi 18 décembre 2020, sans doute pour New-York.

Par ailleurs, saisissant l’occasion de la visite de Jean-Pierre Lacroix à l’Est de la RDC, le député national, Jackson Ausse Afingoto a appelé l’Organisation des Nations-Unies (ONU) « à redéfinir le mandat de la MONUSCO avec des objectifs spécifiques qui tiennent compte de la situation actuelle ».

En effet, dans une lettre ouverte adressée au secrétaire général adjoint des Nations-Unies (ONU) chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix dont une copie est parvenue à la rédaction du Potentiel, mercredi 16 décembre 2020, cet élu de la circonscription d’Irumu qui se dit préoccupé par les problèmes qui insécurisent la population de l’Est de RDC, invite l’ONU à « la convocation d’une session du Conseil de sécurité à Kinshasa sur la situation sécuritaire de l’Est en vue de prendre des mesures fortes contre les différents groupes armés ainsi que la convocation immédiate d’un forum international des bailleurs de fonds sur la situation humanitaire », peut-on lire sur ce document.

D’autre part, dans cette lettre ouverte, le député national Ausse se questionne d’une part, « sur la nécessité du renouvellement du mandat de la Monusco et d’autre part, sur l’importance de la RDC à demeurer membre des Nations Unies, au regard de l’enlisement de la situation sécuritaire dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu », réfléchit-il.

Ce, notamment en prenant en compte le fait « qu’à l’arrivée en RDC de la Mission des Nations-Unies dans les années 2002, il n’y avait pas plus de deux groupes armés à l’Est du pays. Aujourd’hui, 20 années après cette présence de la Monusco, le bilan fait état de plus de 25 groupes armés actifs, occasionnant ainsi le déplacement de plus 4 millions de personnes abandonnées à leur triste sort ».

Cette triste réalité conforte, en outre, l’hypothèse selon laquelle la situation d’insécurité présente dans l’Est de la RDC est d’autant plus préoccupante que celle d’avant l’arrivée de la Monusco en dépit du fait qu’elle constitue l’une des plus grandes missions onusienne déployée dans le monde, au côté du gouvernement congolais durant près de deux décennies, mais n’arrive toujours pas à sécuriser la population des groupes armés qui l’écume et ne cesse de faire croitre la souffrance et la précarité.

Il sied de souligner également que dans sa lettre ouverte, le député national Jackson Ausse souligne qu’il n’est pas question, dans sa démarche de remettre en cause les différents efforts menés par la Monusco mais plutôt de relever que la situation actuelle est plus préoccupante qu’avant l’arrivée des contingents de cette mission de l’ONU en RDC.       

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