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Présidence UA 2021 : Ramaphosa et Tshisekedi travaillent aux préparatifs de la passation des  pouvoirs

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Initialement programmé et décalé pour des raisons d’Etat de calendrier du leader congolais, Félix-Antoine Tshisekedi qui n’avait pu effectuer le déplacement de l’Afrique du Sud (RSA), la séance de travail avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, a, finalement, eu lieu le samedi 19 décembre 2020, au palais présidentiel, Mahlamba Ndlopfu en RSA.

Par ailleurs, s’il est vrai que les deux chefs d’Etat ont échangé sur les préparatifs en cours de cette remise-reprise en février 2021 au commande de l’Union africaine avec des dossiers relatifs au développement au niveau régional ainsi que sur les grandes questions touchant le continent dans le contexte de la Covid-19, il n’est pas moins sûr qu’ils aient abordé des questions de coopération bilatérale, notamment celles du domaine de la sécurité en vue de préserver la stabilité institutionnelle en RDC.

« L’Afrique du Sud remettra la présidence de l’Union africaine à la RDC en 2021. La visite a été l’occasion de réfléchir aux moyens de faire progresser l’Agenda 2063 visionnaire et de développement de l’Union africaine et de renforcer la coopération stratégique des deux pays », peut-on lire sur compte twitter de la présidence sud-africaine.

En outre, des sources onusiennes rapportent que le président Tshisekedi est accompagné de certains responsables de son gouvernement tandis que le président Ramaphosa avait, à ses côtés, les ministres des Relations internationales et de la coopération; Défense et vétérans militaires; Ressources minérales et énergie et Sécurité de l’État.

De ce point de vue, la composition de la délégation sud-africaine dit beaucoup sur la nature de ces discussions qui ont certainement  tourné autour de questions d’ordre sécuritaire, bilatérale que continentale.

D’autre part, la présidence sud-africaine a rappelé dans son débriefing que la 12ème session de la Commission binationale Afrique du Sud-République démocratique du Congo (BNC) doit se tenir en début 2021.

«Une grande partie des affaires sud-africaines avec la RDC est le commerce. L’exportation de biens et de services par le biais d’agences locales, le franchisage et d’autres activités sans investissement. Les exportations de l’Afrique du Sud vers la RDC en 2019 étaient évaluées à 15,2 milliards de rands », renseigne cette dernière sur le volet économique.

L’Afrique du Sud, ajoute la même source, a également des investissements importants en RDC, et les principaux secteurs dont les services financiers; services miniers et services connexes; construction et développement immobilier; services de fournisseurs aux industries du pétrole, du gaz et de la téléphonie mobile; L’agriculture et les agro-procédés constituent un domaine d’investissement croissant, bien que cela soit en grande partie lié au transfert de compétences, note la Présidence de la RSA.

Cependant, quoi de plus normal pour la RSA de vouloir la préservation de la stabilité institutionnelle en RDC qui est menacée, indiquait le président Tshisekedi quelques semaines avant, lorsqu’il a effectué un aller-retour pour Luanda, où il a sollicité et obtenu un appui diplomatique et politique pour parer aux menaces d’instabilités qui planent en RDC.

Quelques jours plus tard, le président Tshisekedi avait décalé son voyage pour la RSA à cause des impératifs sécuritaires rapportaient des sources proches du Palais de la nation.

Au cours de la même période, Félix-Tshisekedi avait alors dépêché des émissaires au Rwanda, Kenya et en Egypte.  Officiellement, rien n’a filtré des missions de ces envoyés spéciaux.

Pendant ce temps à Kinshasa, Tshisekedi poursuivait avec ses consultations nationales qui ont débouché sur la rupture des alliances avec son prédécesseur Joseph Kabila au sein de la coalition au pouvoir CACH-FCC et une série de reformes qui seront précédées de la nomination d’un informateur pour dégager une nouvelle majorité.

A tout prendre, en plus de la pression politique interne, Félix-Antoine Tshisekedi devra, dès février 2021, avec sa nouvelle casquette de président de l’UA, faire face à plus de défis dont ceux du terrorisme en Afrique, de la Covid-19, de l’accès à l’eau et l’électricité, etc.

Néanmoins, il peut compter sur certains pays africains comme l’Angola, la RSA, le Kenya ou le Congo-Brazzaville et l’ensemble de l’Union africaine, en plus de la France et de l’UE qui se disent prêtes s à l’accompagner.   

Joyce Kalala

 

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