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Coopération militaire RDC – France : Tshisekedi ouvre l’École de Guerre de Kinshasa

En sa qualité de Commandant suprême des Forces armées, le président de la République au lancement officiel de la première École de Guerre de Kinshasa (EGK).

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Devant les officiers généraux et supérieurs des FARDC  et  de la Police  Nationale Congolaise, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  a inauguré, mardi 5 janvier 2021  à Kinshasa, l’École de Guerre de Kinshasa ( EGK) et ouvert  en même  temps  l’année  académique 2021 pour sa première promotion. Cette école dirigée par le Général de Brigade Muland Nawej Godefroid, nommé la veille par le chef de l’État, est située au Groupement des écoles supérieures militaires à Binza-Ozone, dans la commune de Ngaliema.

Selon le communiqué de la presse présidentielle, il s’agit, en effet, de l’école de troisième degré qui accueillera aussi les gradés du Collège des Hautes Études de Stratégies et de Défense (CHESD). L’EGK est une  école de haut niveau classé  3ème dans la catégorie des écoles de l’enseignement  supérieur  militaire suivant les standards internationaux, le premier niveau étant celui de  l’Académie militaire de Kananga ( Province du Kasai Centrale) et  le 2ème,  celui de l’École de commandement et d’état-major de Kinshasa au Groupement  des Écoles Supérieurs Militaires ( GESM).

Outre la présence des officiers de haut rang, le ministre de la Défense et le représentant du gouvernement français étaient présents à cette cérémonie. La France étant en principe partenaire principal dans la réalisation de ce projet initié par le chef de l’État.

La première promotion accueille 25 stagiaires, notamment de la force navale, de la force aérienne des FARDC ainsi que de la police nationale congolaise, de janvier à juillet 2021. Sur le plan régional, EGK accueillera aussi des stagiaires étrangers qui seront admis selon les textes en la matière.

L’école de Guerre de Kinshasa a vocation de former des officiers supérieurs de l’armée et de la police appelés à travailler à des hautes fonctions dans les états-majors de l’armée et partout où sont traitées des questions de stratégie, sécurité et défense.

Fruit de la coopération militaire entre la RDC et la France

Fruit de la coopération militaire entre la RDC et la France, l’EGK a vu le jour grâce à l’impulsion donnée par le président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo et son homologue français, Emmanuel Macron, lors de leur rencontre à l’Élysée en novembre 2019.

Sa création  figure en toutes lettres dans  la « déclaration  conjointe » adoptée  en mai 2019 à  l’occasion de  la visite en RDC de Jean-Yves LEDRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères  de la République française.

C’est pour accompagner  ce projet  que la Direction  de la coopération  de sécurité  et de défense  de la France a dépêché  à  Kinshasa,    pour cette cérémonie,  son directeur, le Général de corps d’armée  Thierry Marchand et détaché  un colonel breveté  pour occuper  les fonctions  de Chef de Département  Études.

Prenant  la parole  au nom de son pays, l’ambassadeur  de France  en République  Démocratique du Congo,  Francois Pujolas, a déclaré  que son pays est heureux  de participer  à  cette cérémonie pour une double raison: d’abord  parce que l’EGK apporte une réponse  concrète de haut niveau à  la nécessité d’adapter la formation de l’encadrement supérieur des forces armées et plus largement  des forces de sécurité  et, ensuite, la cérémonie  de ce jour illustre  de manière  exemplaire la relance du partenariat  bilatéral  RDC-France. « La perspective  d’un retrait  progressif  et organisé  de la Monusco devra du reste s’accompagner, nous le savons, d’un mouvement plus fort de réforme du secteur de la sécurité », a déclaré  le diplomate français.

De son côté, le chef  d’état-major général  des FARDC, le Général d’armée  Célestin Mbala  a précisé  que les enseignements  de l’EGK sont orientés  vers la guerre avec des enseignements  dans  le domaine opérationnel, de management et  de la géostratégie.

À l’issue de leur formation,  les stagiaires  seront aptes à  gérer une crise où  sont impliquées  les FARDC; ils seront aussi capables d’appréhender  avec  efficience  les réformes  dans le domaine de la sécurité.

Pour le Chef d’État-major  général  des FARDC, l’ouverture  de l’EGK vient matérialiser la vision  du chef  de l’État  et Commandement  suprême  des FARDC d’avoir une armée  professionnelle, capable de défendre  l’intégrité  territoriale  du pays.

L’Ecole de guerre  de Kinshasa, la 2ème  du genre  en Afrique Centrale  après celle du Cameroun,  va fonctionner  suivant les  standards internationaux. Leurs diplômes seront homologués par l’Ecole de Guerre de Paris.

Rich Ngapi

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