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Sénat : Modeste Bahati, le triomphe

Les sénateurs ont élu, mardi 2 mars, les membres qui devront composer le bureau définitif de la Chambre haute du Parlement.

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Le professeur Modeste Bahati Lukwebo a été élu, mardi 2 mars, nouveau président du Sénat avec 89 voix sur 98 votants. Il succède ainsi à Alexis Thambwe Mwamba qui a dirigé, durant près de deux ans, ce bureau de la Chambre haute du Parlement. Après la chute de la coalition FCC-CACH et la création de l’Union sacrée de la nation, le nouveau président du Sénat a la lourde mission d’accompagner le chef de l’État dans sa vision des réformes des institutions publiques. Mais il devra surtout imposer une nouvelle gestion tout comme une nouvelle image. A cet effet, l’autorité morale de l’AFDC-A a donné la promesse ferme, aussi bien dans son discours de campagne que dans celui de son installation. C’est dire qu’avec Bahati, c’est un Sénat qui devra œuvrer à asseoir des véritables passerelles de collaboration, des cadres de concertation avec toutes les institutions de la République. C’est aussi un Sénat qui va s’appliquer pour que les recommandations qu’il formule à l’endroit de l’Exécutif ne se limitent pas dans les tiroirs. Ce sont là les grands défis qui attendent le nouveau bureau du Sénat sous l’ère Tshisekedi.

Les sénateurs ont élu, mardi 2 mars, les membres qui devront composer le bureau définitif de la Chambre haute du Parlement. Avec ce scrutin, Félix Tshisekedi peut se rassurer d’avoir le soutien des deux Chambres du Parlement.

Après avoir réussi à placer le doyen Christophe Mboso à la tête de l’Assemblée nationale, c’est donc sans surprise que Modeste Bahati, candidat unique de l’Union sacrée de la nation en lice, a pris le marteau du perchoir. L’élu de Bukavu et autorité morale du regroupement politique de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) remplace à ce poste Alexis Thambwe Mwamba, qui avait présenté sa démission à la suite d’une pétition qui le visait, lui, et d’autres membres de son bureau. Il en est de même pour Michel Kanimbu Shindany, pour le poste de rapporteur, qui n’a pas d’adversaire. Pour ces deux postes, les élections n’ont pas eu d’enjeux majeurs.

Par contre, le scrutin a été très serré pour les autres postes où les urnes ont départagé 3 candidats pour le poste du 2ème vice-président ; 4 pour le rapporteur adjoint ; 5 candidats se sont disputé le siège de questeur et 3 autres le poste de questeur adjoint.

Cette élection ne concernait pas le siège du premier vice-président. Samy Badibanga de l’ancien bureau n’avait pas fait l’objet de pétition qui avait fait tomber le bureau d’Alexis Thambwe. L’ex-Premier ministre garde donc son fauteuil.

Au finish, la nouvelle composition du Sénat comprend : Bahati Lukwebo au poste de président, Samy Badibanda au poste de 1er vice-président, Sanguma 2ème vice-président, Michel Kanyimbu Shindany rapporteur, Nathalie Bul’An’sung rapporteur adjoint, Carole Agito questeur, questeur adjointe Ida Kidima Kabwe.

Avant le scrutin, plusieurs acteurs politiques appellent à voter des personnes qui incarnent réellement « le changement » afin de se départir de la mauvaise gestion déplorée du bureau sortant. Et Modeste Bahati incarne cette posture de l’homme qui devra faire rayonner la vision du chef de l’État dans le sens des réformes des institutions publiques.

En lui confiant, il y a peu, la mission d’informateur pour identifier une majorité parlementaire de laquelle émanera le futur gouvernement, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi compte énormément sur le feeling politique du professeur Bahati pour (re)faire de la Chambre haute du Parlement un véritable « temple de la sagesse ».

MOT DU SENATEUR MODESTE BAHATI LUKWEBO, A L’OCCASION DE SON ELECTION ET DE SON INSTALLATION EN QUALITE DE PRESIDENT DU BUREAU DEFINITIF DU SENAT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Il est légitime et louable qu’à l’occasion de mon installation en qualité du président de notre prestigieuse institution, le Sénat, que le président élu que je suis, par ce que vous mes pairs, avez ainsi décidé, que je rende gloire et honneur à l’Eternel Dieu Tout-Puissant, maitre des temps et des circonstances.

Je m’empresse, à cet effet, de présenter mes vifs et sincères remerciements à tous les collègues, toutes tendances confondues, qui ont bien voulu librement et avec conscience éclairée, exprimer leurs suffrages en ma faveur, pour que je préside la Chambre haute du parlement dans un contexte particulièrement spécifique de l’histoire politique de notre pays, la République démocratique du Congo.

En référence, justement à ce contexte, permettez-moi de rendre les hommages les plus déférentes et mérités à son artisan, je cite, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat qui, prenant la mesure des menaces qui guettaient  déjà les institutions, lesquelles menaces posaient les germes d’une crise interinstitutionnelle, a lancé un appel à une nouvelle vision, celle de la bonne gouvernance et de l’abandon des anti-valeurs et des mauvaises pratiques du passé en se mettant désormais au seul service du peuple congolais sous la bannière de l’Union Sacrée de la Nation.

Honorables Sénateurs et Chers Collègues,

Vous conviendrez avec moi que le Bureau d’âge a conduit le processus des élections de six membres du bureau définitif avec brio et transparence. En votre nom et en celui du nouveau bureau définitif, qu’il trouve l’expresse de toute la gratitude du Sénat.

Honorables Sénateurs et Distingués Collègues,

A l’occasion de ma campagne et subsidiairement à mon discours prononcé devant la plénière, chacun de vous a reçu une lettre à travers laquelle je mets en exergue l’impérieuse nécessité de non seulement travailler ensemble dans l’unité nonobstant toutes divergences pouvant surgir, mais aussi et surtout de mettre le Sénat à l’écoute du peuple et des provinces.

Honorables Sénateurs et Distingués Collègues,

Le Sénat devra œuvrer, par son bureau, à asseoir des véritables passerelles de collaboration, des cadres de concertation avec toutes les institutions de la République, à savoir : le Président de la République, l’Assemblée nationale, le Gouvernement, les Cours et Tribunaux ainsi que les institutions d’appui à la démocratie.

Toujours par son Bureau, le Sénat s’appliquera pour que les recommandations qu’il formule à l’endroit de l’exécutif ne se limitent pas dans les tiroirs. Il sera scrupuleusement veillé à cette question.

Enfin, tout en remerciant le personnel administratif pour son assiduité et son service de qualité au sein de notre Chambre, je l’exhorte à travailler davantage et à notre tour, nous serons toujours attentifs à ses préoccupations professionnelles et sociales.

Le Bureau que je dirige à partir de ce jour est le vôtre. Les portes seront toujours ouvertes aux Sénateurs, au personnel administratif, aux partenaires public et privées, …

Pour clore mon propos, je nous souhaite bon travail lors de la prochaine session ordinaire et déclare close la présente session extraordinaire.

Je vous remercie.

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