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La Snel déplore le désordre à la suite de la libéralisation du secteur de l’électricité

La ville de Goma, qui compte plus d'un million d'habitants, avec 18 quartiers et deux communes, devrait en principe être desservie avec plus de 60 mégawatts d’énergie électrique.

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La ville de Goma, qui compte plus d’un million d’habitants, avec 18 quartiers et deux communes, devrait en principe être desservie avec plus de 60 mégawatts d’énergie électrique.

Malheureusement, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu ne reçoit actuellement qu’une énergie évaluée à 10 ou 13 mégawatts produite par les barrages de la Ruzizi 1 et 2 dans la province du Sud-Kivu.

Pour pallier ce déficit, des privés ont investi le secteur pour desservir en électricité la population gomatracienne.

Pour la Direction provinciale de la Société nationale d’électricité du Nord-Kivu, cette libéralisation du secteur de l’électricité à Goma n’est pas réglementée et suscite beaucoup de réactions et des plaintes de la part de la population. L’implication de l’État est très attendue.

« Les mêmes clients alimentés par la Société nationale d’électricité (Snel) à Goma et par les sociétés privées qui œuvrent dans la desserte en énergie électrique constitue le nœud du problème entre nous société étatique et ces privés », a fait observer Ferdinand Ntibaganira Kwiseka, directeur provincial de la Snel Nord-Kivu.

Sous d’autres cieux, il y a un seul réseau national et chaque producteur privé injecte dans ce réseau et l’on observe un système interconnecté où chacun apporte sa contribution.

« Mais à Goma, il y a la Snel qui a son réseau et un tarif social imposé par le ministère de l’Economie. Les privés, par contre, ont un tarif non contrôlé et l’alimentation du réseau se fait d’une manière désordonnée. L’État doit réguler ce secteur en imposant un tarif unique à tous pour éviter une concurrence déloyale », a-t-il insisté.

Interrogé sur la question, les propriétaires d’entreprises privées d’électricité qui alimentent quelques ménages de Goma ont fait savoir que les conventions ont été définies bien avant entre eux et les autorités congolaises.

Des réformes s’imposent du côté de l’État

Pendant ce temps, la Direction provinciale de la Snel du Nord-Kivu a fait savoir que les efforts sont fournis par les autorités étatiques pour que tout Goma soit électrifié par la Snel qui offre aux clients un tarif social.

« Au niveau du poste de distribution de Goma, nous avons mis un deuxième distributeur qui permet d’augmenter l’énergie distribuée dans le réseau. Les compteurs sont aussi en train d’être placés dans des ménages pour mieux contrôler les choses. Bientôt Goma, en mode prépaiement avec la Snel, toujours avec un tarif social », a-t-il souligné.

En plus de cela, le projet d’exploitation du gaz méthane du lac Kivu amorcé déjà par le gouvernement congolais et la ligne interconnexion de plusieurs pays de l’Afrique de l’Est sont les voies qui vont résoudre le déficit en électricité à Goma et dans toute la province du Nord-Kivu dans les jours à venir.

Melis Boasi, Correspondant au Nord-Kivu

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