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Activisme des groupes armés dans l’Est : Félix Tshisekedi choisit la politique de la sécurité démocratique

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La République Démocratique du Congo est confrontée à une crise sécuritaire la plus aiguë de son histoire, provoquée par les groupes armés nationaux et internationaux qui écument l’Est du pays, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri.

Ces groupes armés sévissent sans pitié contre les populations civiles qui sont censées être protégées par les casques bleus de la MONUSCO, une opération de maintien de la paix de grande envergure présente au pays depuis 1999. Tous les signes indiquent que ces groupes armés sont entretenus dans le but de causer la terreur et la désolation dans la population pour arracher terres et richesses convoitées par les multinationales, agissant avec la complicité interne et externe de ceux qui cherchent la balkanisation de la République Démocratique du Congo.

Ces faits sont connus de tous. José NAWEJ explique bien les choses lorsqu’il dit que « La partie orientale de la RDC demeure ce far west qui arrange les agendas de tout le monde, – commanditaires lointains des agressions, bénéficiaires du chaos programmé, supplétifs locaux-, sauf celui des Congolais » .

Que faire pour sortir les populations civiles victimes de tous les maux : pillages, viols, violences, destructions méchantes des biens, massacres, mutilations, égorgements des femmes, hommes et enfants ? Les images insupportables de ces massacres font le tour des réseaux sociaux si bien que personne au monde ne peut dire qu’il ne les a jamais vues.

En effet, c’est au moment où la situation devient plus qu’intenable que l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo vient d’investir un nouveau gouvernement dirigé par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde. Son gouvernement, selon les termes du Premier Ministres, est un Gouvernement des « Warriors », c’est-à-dire un Gouvernement des Guerriers, prêts à sauter sur les théâtres des exactions, des tueries des populations civiles innocentes et prêts à se pencher sur les maux qui rongent la société congolaise, maux qui sont connus de tous et qui constituent à eux seuls un programme du Gouvernement.

Présentant son programme du Gouvernement, le lundi, 26 avril 2021, le Premier Ministre a annoncé que l’une des priorités, ou l’une des urgences de son Gouvernement, est la sécurité dans la partie Est, notamment au Sud-Kivu, au Nord-Kivu et en Ituri et aussi dans les autres parties instables du pays. Devant la représentation nationale, le Premier Ministre a annoncé que « aucune option ne sera exclue, y compris celle de la proclamation de l’état de siège dans toutes les zones en proie aux violences et à des conflits armés ».

Les déclarations du Premier ministre ont été confirmées par le discours du Président de la République annonçant l’état de siège et la publication de l’Ordonnance présidentielle consacrant cet état de siège pour éradiquer une fois pour toutes les groupes armés récurrents. Au moment nous écrivons cet article, les autorités civiles ont été remplacées par les autorités militaires. Les espoirs suscités par l’investiture du gouvernement des Warriors a fait dire à Moise Katumbi : « L’investiture du Gouvernement Sama Lukonde ouvre la voie à la paix à l’Est. Dès aujourd’hui, chaque vie sauvée est une victoire et chaque victime est une défaite. Chaque minute compte. Nul ne peut se dérober à ses responsabilités. Il n’y a plus de temps à perdre ».

Bien que le contexte ne soit pas forcément le même, la situation de la République Démocratique du Congo s’apparente quelque peu à celle de la Colombie avec des groupes armés et les paramilitaires enracinés dans la population. L’exemple de la Colombie avec le Président Álvaro Uribe Vélez illustre bien l’approche de la Sécurité Démocratique développée pour mettre fin aux Forces Armées Révolutionnaires de Colombie-Armée du Peuple (FARC-EP), l’une des principales menaces à la sécurité nationale colombienne et, ainsi que pour mettre fin aux Paramilitaires. Si  la Colombie avait les FARC-EP comme principale menace, la RDC a les ADF comme principale menace et les paramilitaires colombiens sont comparables aux autres groupes armés, 122 au total, qui écument l’Est du pays. Comme on le sait, la Sécurité et la Démocratie ont toujours été considérées comme deux objectifs contradictoires et concurrents. La Sécurité Démocratique constitue donc un compromis négocié entre le respect des droits et la promotion de la sécurité, pour apporter des solutions au problème de sécurité dans un pays en proie aux groupes armés impitoyablement sanguinaires et ce, dans le respect des Droits humains.

La Politique de Défense et de Sécurité Démocratique (PDSD) repose donc sur un constat simple : « l’existence même des menaces et leur expansion provient de l’absence de l’État dans de nombreuses parties du territoire national. Or, l’État est le seul à jouir du monopole de la violence légitime, il doit par conséquent restaurer ce monopole sur l’ensemble du territoire dans les plus brefs délais. C’est pourquoi l’objectif principal de la PDSD sera de renforcer et de garantir l’État de droit sur tout le territoire » .

En effet, pour le Président colombien, le rétablissement de la sécurité de manière offensive grâce à la voie armée et considérer les acteurs du conflit comme « terroristes », avait été un tournant stratégique. Il fallait empêcher que la Colombie ne devienne « un Etat failli ». La sécurité démocratique n’est pas considérée comme une finalité mais comme un point de départ et le moyen d’encourager le développement économique qui permettra ensuite la mise en place de politiques sociales. Dans cette perspective, pour Álvaro Uribe Vélez, la sécurité des Colombiens ne relève pas uniquement du ministère de la Défense mais des institutions de l’État dans leur ensemble.

L’Architecture de la Politique de Sécurité Démocratique (PDSD) du Président Álvaro Uribe Vélez était basée sur quatre caractéristiques ou piliers, à savoir : la militarisation de la politique de sécurité, la négociation avec les paramilitaires, l’implication et la participation des citoyens colombiens dans la politique de sécurité et une communication politique parfaitement maîtrisée.

La militarisation de la politique de sécurité

La PDSD avait orchestré une récupération militaire progressive du territoire grâce à la déclaration d’une lutte sans merci contre les « organisations terroristes ». À la demande du pouvoir exécutif, les forces armées se sont lancées à l’offensive d’une guerre interne dont l’ennemi principal à abattre militairement était les FARC-EP. La militarisation de la politique de sécurité a d’abord été facilitée par la professionnalisation de l’Armée aussi connue « révolution stratégique» qui avait commencé sous le mandat du président Pastrana. Par ailleurs, le processus de modernisation et de professionnalisation de l’Armée s’est renforcé au cours des deux mandats d’Álvaro Uribe Vélez pour permettre d’atteindre l’objectif de récupération militaire du territoire face aux groupes insurgés.

La négociation avec les paramilitaires 

Cette concentration de l’action militaire contre les guérillas, avec les FARC-EP comme cible principale, s’est accompagnée d’une négociation inédite avec les paramilitaires pour encourager leur démobilisation.  Contrairement aux FARC-EP traités de narcoterroristes par le gouvernement, ce qui avait automatiquement rendu impossible toute négociation, les Paramilitaires ont été reconnus comme étant des acteurs politiques ayant le droit de s’asseoir à la table des négociations. Cette tentative de désarmement et de pacification des territoires du Nord du pays contrôlé principalement par les paramilitaires avait contrasté fortement avec la stratégie d’attaque militaire frontale contre les FARC-EP dans le Sud et le centre du pays (et, dans une moindre mesure, contre l’ELN).

L’accord prévoyait également la démobilisation progressive de tous les combattants paramilitaires (estimés à 32 000 combattants par le gouvernement dans la Politique de Consolidation de la Sécurité Démocratique de 2007) et la disparition complète de l’organisation en tant que groupe armé illégal jusqu’à la fin 2005.

L’implication et la participation des citoyens colombiens dans la politique de sécurité

Une troisième caractéristique ou pilier des politiques de sécurité mises en place par Álvaro Uribe Vélez avait été l’implication et la participation active des citoyens colombiens considérés non seulement comme des destinataires de la PSD mais surtout comme des acteurs devant participer au rétablissement de la sécurité. Cet appel à la coopération des citoyens apparaît de façon explicite à de nombreuses reprises dans le document de 2003 présentant la PDSD et il se base sur le principe de solidarité.

D’ailleurs, la solidarité et la coopération de tous les citoyens pour défendre les valeurs démocratiques représente l’un des trois piliers de la PDSD et également la cinquième ligne d’action détaillée pour atteindre les objectifs fixés.  Soldats paysans, réseaux d’informateurs, programme de récompense, conseils communautaires : sous l’ère Uribe la sécurité était devenue un devoir de tous les citoyens.

La coordination entre civils et militaires était assurée au niveau national, dans quatorze zones prioritaires, par un organisme interministériel : le Centre de Coordination de l’Action Intégrale (CCAI) créé en 2004. Le lien fort et direct qui s’était tissé entre Álvaro Uribe Vélez et une majorité de citoyens colombiens permit certainement d’expliquer en partie son triomphe électoral lors de sa réélection en 2006 et sa qualification en tant que président « néopopuliste » par certains chercheurs colombiens comme Luis Guillermo Patiño Aristizábal. Toutefois, l’implication de civils dans un conflit armé est risquée et largement discutable.

Une communication politique parfaitement maîtrisée

La dernière caractéristique ou pilier de la Politique de Sécurité Démocratique est une communication politique parfaitement maîtrisée de la part d’Álvaro Uribe Vélez qui lui avait permis d’obtenir un fort soutien populaire tout au long de sa présidence. La Sécurité Démocratique est non seulement devenue le pilier des deux mandats d’Álvaro Uribe Vélez, mais aussi un des piliers de sa stratégie de communication. En effet, elle s’est imposée comme le refrain favori du président véhiculant un slogan patriotique et nationaliste ayant vocation à rassembler l’État, ses institutions, ses citoyens et les médias autour d’un projet commun transcendant les intérêts de chacun .

Point n’est besoin de rappeler que dès son arrivée au pouvoir, Álvaro Uribe Vélez avait révolutionné la communication politique colombienne en adoptant là aussi une stratégie offensive mais cette fois avec les mots et les médias. En ce sens, il s’était démarqué de ses prédécesseurs et des partis traditionnels colombiens. En bon pédagogue, il avait d’abord expliqué inlassablement son programme phare à la population : la PDSD avec un langage simple et efficace. Ainsi, durant ses deux mandats, le leadership d’Álvaro Uribe Vélez ayant construit une relation de confiance et de proximité avec ses administrés s’était imposé au détriment du rôle d’information et de neutralité des médias. Il est indéniable qu’un président jouissant d’une cote de popularité de plus de 60% pendant ses deux mandats dominait l’art de communiquer, ce qui a évidemment servi les intérêts de son gouvernement tout en renforçant l’adhésion de la population à sa politique de sécurité.

Qu’en est-il de la situation de la RDC confrontée aux groupes armés ?

Deux décennies de l’insécurité à l’Est du pays ont poussé le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le garant de la nation, à mettre en place, par un une ordonnance présidentielle, un cadre qui s’apparente à une Politique de Sécurité Démocratique. Il suffit de lire le discours du Président de la République annonçant l’état de siège et l’Ordonnance présidentielle portant modalités de l’état de siège pour en déceler les caractéristiques d’une Politique de Sécurité Démocratique qui ne dit pas son nom. Ces caractéristiques ou piliers sont, entre autres, la substitution de l’action de juridiction civile à celle de juridiction militaire, le respect des droits et principes fondamentaux inaliénables, la communication du Président de la République, la mobilisation totale pour faire front avec les FARDC et l’acceptation de la reddition des groupes armés et la traque des groupes armés récalcitrants.

 La substitution de l’action de juridiction civile à celle de juridiction militaire

L’article 3 de l’ordonnance énonce que : « l’action des juridictions civiles sera substituée par celle des juridictions militaires ». Cela revient à dire que les autorités civiles à tous les niveaux, dans ces deux provinces seront remplacées par les autorités militaires. Ce qui équivaut à la première caractéristique colombienne qui porte sur « la militarisation de la politique de sécurité ». En province de l’Ituri, le gouverneur militaire est le Lieutenant-Général Johnny Luboya Nkashama des FARDC, avec comme Vice-gouverneur policier le Commissaire divisionnaire Benjamin Alonga de la Police Nationale Congolaise. Au Nord-Kivu, le Gouverneur militaire est le Lieutenant-Général Constant Ndima des FARDC, avec comme Vice-Gouverneur policier le Commissaire divisionnaire Ekuka Lipopo de la Police Nationale Congolaise.

Le respect des droits et principes fondamentaux inaliénables 

L’article 4 de l’ordonnance énonce que : « pendant cette période et en aucun cas, il ne sera dérogé  aux droits  et principes fondamentaux ci-après :1. le droit à la vie ; 2. l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; 3. l’interdiction de l’esclavage et de la servitude ; 4. le principe de la légalité des infractions et des peines ; 5.les droits de la défense et le droit de recours ; 6. l’interdiction de l’emprisonnement pour dette ; 7. la liberté de pensée, de conscience et de religion ». Le respect de ces droits et principes fondamentaux donnera une crédibilité accrue aux FARDC et aux policiers. Ce qui revient à dire que les militaires et les policiers à déployer devront être ceux préalablement formés non seulement aux pratiques de la guerre asymétrique, mais aussi aux rudiments des Droits de l’homme et du Droit international humanitaire. Si pas tous, du moins les plus gradés d’entre eux, ceux qui conduisent les troupes et qui donnent des ordres.

La communication pertinente du Président de la République

 

En bon communicateur, le Président de la République a annoncé, par une adresse à la nation, la mise en place de l’état de siège après concertation avec le Premier ministre et les Présidents de deux chambres du Parlement, et le Conseil Supérieur de la Défense entendu, et ce, conformément à l’article 85 de la Constitution de la RDC. Cette communication s’est amplifiée avec la conférence de presse organisée conjointement par le Ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, son Excellence Patrick Muyaya Katembwe, avec à ses côtés le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole des FARDC et le Général Dieudonné Amuli Bahigwa, Commissaire général de la Police nationale congolaise. Cette caractéristique ressemble à celle de la PSD de la Colombie portant sur « une communication politique parfaitement maîtrisée ». Sans communication BIEN maitrisée, la PSD est vouée à l’échec.

La mobilisation totale pour faire front avec les FARDC

Dans son discours du vendredi, le 30 avril 2021, le Président de la République en a appelé aux populations d’appuyer les « vaillants militaires » par une prise de conscience collective de tous leurs compatriotes. En tant que premières concernées, les populations locales sont conviées à coopérer avec les autorités militaires déployées en dénonçant les ennemis du peuple et toute complicité. Cette caractéristique rejoint celle de la PSD de la Colombie en rapport avec « l’implication et la participation des citoyens colombiens dans la politique de sécurité ». Sans implication des populations locales, la PSD est un leurre.

L’acceptation de la reddition des groupes armés et la traque des groupes armés récalcitrants !

Ceci ressort de la Conférence de presse organisée par le Ministère de la Communication et médias, le mardi 4 mai 2021 avec comme Conférenciers le Ministre lui-même, son Excellence Patrick Muyaya Katembwe, le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole des FARDC et le Général Dieudonné Amuli Bahigwa. Donc, les négociations seront possibles sur le terrain avec les groupes armés qui accepteront de se rendre aux autorités militaires et ceux qui ne voudront pas se rendre seront frappés, parce que les FARDC en ont les moyens. Cette caractéristique rejoint celle de la PSD de la Colombie portant sur « La négociation avec les paramilitaires » évoquée ci-haut. 

Toutes ces caractéristiques peuvent être enrichies par d’autres pour constituer la Politique de Sécurité Démocratique de la République Démocratique du Congo à mettre dans un document unique, pouvant constituer la garantie du succès des actions qui seront menées sur le terrain et éviter les abus des autorités en kaki. « Nous sommes donc dans un régime d’exception, mais qui mérite d’être encadré pour éviter les dérapages ».

Pour avoir mis fin aux groupes armés et conduit des négociations qui ont annihilé les prétentions des paramilitaires, Álvaro Uribe Vélez avait bénéficié d’un bilan positif en termes de sécurité et d’une confiance de la majorité des citoyens qu’il réussit facilement à se faire réélire. Au soir du 28 mai 2006, Álvaro Uribe Vélez a obtenu la plus grande victoire de l’histoire électorale colombienne avec 62,35% des voix. Cette date marque un tournant dans l’histoire politique de la Colombie car, au-delà de l’obtention d’un score inédit, c’est la première fois qu’un président est réélu pour un deuxième mandat consécutif.

Selon Julie PONTVIANNE, « Álvaro Uribe Vélez et son ambitieuse Politique de Sécurité Démocratique ont permis à la Colombie de ne pas devenir ce qui la menaçait : « un État failli ». L’affaiblissement militaire historique des FARC-EP l’avait poussé à accepter de s’asseoir à la table des négociations pendant les mandats de Juan Manuel Santos. Le président Uribe avait reconfiguré le visage de la guerre interne et avait transformé les menaces et leurs stratégies d’action soit en décidant de les combattre militairement soit en empruntant la voie des négociations.

Il convient tout de même de signaler qu’en Colombie, le rétablissement d’une sécurité apparente a été opéré au prix de graves atteintes à l’État de droit et aux droits de l’homme, avec des dommages collatéraux de toutes sortes. En recourant à une Politique de Sécurité Démocratique qui ne dit pas son nom, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le garant de la nation,  doit tout mettre en œuvre pour que les populations civiles  atrocement meurtries  considèrent les  militaires des FARDC et les policiers de la PNC, non comme des ennemis, mais comme des frères venus les soustraire des griffes de leurs bourreaux et oppresseurs  de ces deux dernières décennies. Pendant l’état de siège, nous voulons voir les populations civiles saluer la bravoure de nos militaires et policiers, en les embrassant et en leur offrant des fleurs à leur passage, comme des libérateurs et non pas comme des nouveaux bourreaux. Les images des populations offrant des fleurs aux militaires des FRADC feront frémir de joie tous les Congolais qui tiennent mordicus à l’unité du pays de leurs ancêtres, victime des convoitises de toutes parts. Le respect de l’article 4 de l’Ordonnance présidentielle proclamant l’état de siège et le caractère professionnel des FARDC et de la PNC doivent être le « nec plus ultra » de cette Politique de Sécurité Démocratique de la RDC pour mettre hors d’état de nuire les ADF et les autres groupes armés.

Si nous acceptons, comme le soutient Daniel MARC WEINSTOCK,  que « la sécurité est un objectif plausible de politique publique, et que cet objectif peut parfois exiger que le secret soit employé comme moyen incontournable, nous aurions tort d’interdire à nos dirigeants de pouvoir à l’occasion s’en prévaloir. En même temps, il faut également éviter que la prérogative ainsi accordée ne se transforme en caution de la tyrannie. La distinction entre publicités de premier et de second ordre me semble une manière plausible de répondre à cette double exigence » .

Comme Uribe, le président Félix va-t-il réussir, avec l’appui de tout le peuple,  à  reconfigurer le visage de la guerre asymétrique interne qui a rendu les Congolais de l’Est prisonniers,  dans leurs propres terres,  des bourreaux et égorgeurs sanguinaires ? Va-t-il mettre fin aux menaces de la balkanisation qui pèsent sur le pays cher à son feu père Etienne Tshisekedi wa Mulumba ? Tout au long de cet état de siège, le compromis négocié entre sécurité et démocratie va-t-il être de mise pour que la Politique de Sécurité Démocratique apporte la paix et la tranquillité à l’Est de la RDC ? Nous y croyons fermement compte tenu de l’appui qu’il bénéficie auprès de tout son peuple et d’une partie importante de la communauté internationale (A actualiser au fur et à mesure de la progression de l’état de siège).             

Enseignant-Chercheur Ferdinand Kapanga Mutombo

Ph.D en Relations internationales

Directeur général du CARIEL                                                                        

                                                                              

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