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Amélioration des conditions carcérales : La Monusco tend la main à la ministre de la Justice

L’émissaire de la Monusco auprès de la ministre Mutombo a par ailleurs identifié le problème de la prison centrale de Makala.

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Les conditions de détention et les infrastructures ont fait le menu des échanges entre la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux et la délégation conduite par la responsable de l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la Monusco, Mme Patience Sai.

La ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Rose Mutombo, a reçu en audience le mardi 18 mai, la délégation de la Monusco, conduite par Mme Patience Sai. Au cœur des échanges, les conditions de détention des prisonniers et la réforme des textes juridiques liés à l’ordonnance-loi 144.

« Nous avons remarqué que l’ordonnance-loi 144 est dépassée. Elle est plus âgée même que moi. D’ailleurs, c’est cette loi qui est encore utilisée alors que les choses ont évolué dans le domaine de détention au niveau mondial et même en RDC.  C’est une occasion d’amener le changement », a fait savoir Mme Patience Sai.

Avant d’ajouter : « Nous avons échangé sur le texte qui a été proposé par le sous-groupe technique ».

Aussi a-t-elle annoncé que les services de la Monusco visitent souvent les centres de détention et des prisons. Un accent particulier a été mis sur les infrastructures et le personnel vieilli.

« Avec l’administration pénitentiaire, le constat est qu’il se pose des problèmes d’infrastructures qui doivent être améliorées. En plus, nous avons parlé du personnel qui a vieilli et le manque de système de retraite. Donc, il est important de penser au rajeunissement du système pénitentiaire. On doit placer des gens qui sont beaucoup plus solides et dynamiques », a soutenu la responsable de l’Unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la Monusco.

Elle a également relevé la question des innovations à faire. A titre d’exemple, au Sud-Kivu, un projet de biomasse Uvira a été mis en place afin de résoudre les problèmes liés au bois de chauffage, à l’environnement, la santé, la vidange y compris tous les problèmes connexes. C’est ainsi que ce projet vaut aussi pour les autres prisons.

Nous avons trouvé que c’est intéressant de voir dans quelle mesure on peut le faire dans d’autres prisons.

Il est à noter que l’aspect lié à l’alimentation et la santé a été relevé. Les échanges ont tourné autour de l’autosuffisance du système pénitentiaire. « Cela veut dire que les détenus eux-mêmes peuvent faire le champ et produire à manger. Cela peut résoudre, tant soit peu, ce problème de décès dans les établissements pénitentiaires et aussi pourquoi pas augmenter leur système d’immunité parce qu’il n’y a pas assez à manger. Il se pose également un problème de prise en charge sanitaire. D’ailleurs, il y a trois activités que nous sommes en train d’envisager et qui ont été proposées par Mme le ministre, notamment l’alimentation.

L’émissaire de la Monusco auprès de la ministre Mutombo a par ailleurs identifié le problème de la prison centrale de Makala.

« Je sais que Makala connaît un problème de surpopulation incroyable. Je sais aussi que c’est un problème qui existe partout à travers le pays. C’est une situation consécutive à la démographie parce que ce sont des prisons qui ont été construites depuis l’époque coloniale. Il y a la population qui s’accroit et la criminalité, l’insécurité… Donc, les prisons font face à la surpopulation carcérale ».

Elle s’est néanmoins réjouie que Rose Mutombo soit du domaine pénitentiaire parce qu’elle va amener le changement. Avant d’annoncer que la Monusco est prête à accompagner la ministre d’Etat, ministre de la Justice, Rose Mutombo.

Lucie Ngusi

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