Le_Potentiel logo
Le_Potentiel logo

7 ans après : Constantin Mbengele disculpé par son accusateur

La vérité a fini par triompher, car son nom est lavé des accusations de détournement de 140 millions de dollars américains.

Partager :

SKE__cbus_4535212305mbengele_constatin___jpg____mGlis

La rancœur peut parfois amener à des situations dramatiques. C’est ce qu’a vécu l’ancien directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Constantin Mbengele, actuellement député national. La vérité a fini par triompher, car son nom est lavé des accusations de détournement de 140 millions de dollars américains. Comme pour dire qu’aujourd’hui, seules les réalisations de Constantin Mbengele brillent aussi bien en termes de financement des projets, que sur plan infrastructures et révolution interne. L’auteur des accusations, le député national Fidèle Likinda, a fait son mea culpa en plénière à l’Assemblée nationale en admettant que l’absence, en son temps, de la loi instituant la taxe de promotion de l’industrie (TPI), avait désorienté sa démarche.

Jour de vérité oui. Jeudi 13 mai a été un grand jour pour l’ancien directeur général du Fonds de Promotion de l’industrie, Constantin Mbengele. 7 ans après, c’est son image qui a finalement été lavée en public. Car, c’est devant le prétoire de l’hémicycle du Palais du peuple à l’Assemblée nationale que le député Fidèle Likinda lui a présenté des excuses, mieux demander pardon. En effet, Fidèle Likinda était l’auteur de l’interpellation, en décembre 2014, de Constantin Mbengele, alors Adg du FPI.

Cette initiative de contrôle avait débouché sur une mission d’enquête parlementaire sur le FPI.

Dans son interpellation, Fidèle Likinda avait, sans tergiverser, affirmé que Constantin Mbengele a détourné. 7 ans après, il revient sur ses affirmations et présente ses excuses, bien que le rapport de la commission l’ait déjà contredit depuis 2015.

« Avant toute chose, l’honnêteté intellectuelle m’oblige de présenter les excuses et pardon à un collègue aujourd’hui. Hier, il était le DG du FPI. Moi, personnellement, j’avais initié une interpellation qui avait débouché sur une commission d’enquête et dans mes termes, parce que les archives sont là, je considérais que l’ancien DG avait détourné. Or, en réalité, il y avait absence de cette loi. Il n’avait pas détourné », s’est-il amendé.

Contraindre les promoteurs insolvables

Son constat dit tout. Il l’a fait en ces termes : « Les fonds du Fonds de Promotion de l’industrie sont des fonds pré-affectés pour l’industrie congolaise. Au bénéfice de la population congolaise. Qu’est-ce que nous constatons, monsieur le président, le FPI, l’argent du contribuable traîne entre les mains de tiers. En son temps, les résultats de nos enquêtes démontraient qu’il y avait plus de 140 millions USD. Je ne sais pas si aujourd’hui c’est combien. 350 millions USD. L’argent de contribuable congolais pour voir naître les industries ici ».

Parlant de « l’absence de cette loi », Fidèle Likinda fait allusion à la proposition de loi modifiant et complétant l’ordonnance-loi n°89-031 du 7 août 1989 portant création de la taxe de promotion de l’industrie. Ce texte, initiative du député Mbuku Laka Boris, est sous examen à l’Assemblée nationale. Il est déjà envoyé au niveau de la commission Ecofin après sa recevabilité en plénière. Cette taxe à créer va s’inscrire au titre de contribution à l’effort de développement économique et industriel du pays. Elle est ainsi destinée à financer les projets contribuant, d’une manière générale, à la promotion et à l’intégration de l’industrie, à la promotion des exportations des produits manufacturés, à la promotion de la recherche appliquée permettant l’amélioration et le développement du secteur industriel et commercial, à la valorisation des ressources locales, à l’implantation et à la réhabilitation des infrastructures économiques.

Pour l’auteur de la proposition de loi, depuis l’institution de cette taxe et en dépit de son caractère obligatoire, son recouvrement demeure un chemin de la croix, car les assujettis font montre d’une résistance qui frise l’incivisme fiscal. Et c’est sans compter le fait que certains promoteurs, bénéficiaires des crédits accordés par le FPI font preuve d’insolvabilité. C’est fort de ces évidences que le député Mbuku Laka souligne la nécessité de modifier et de compléter l’ordonnance-loi susvisée en vue de doter le FPI des garanties du trésor, seul mécanisme à même de contribuer au relèvement du taux de recouvrement de ses créances et d’assurer l’efficacité de la perception de la taxe de promotion de l’industrie.

Pitshou Mulumba

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Voir Aussi