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Radicalisation des « imam insurgés » : La Comico dénonce le laxisme de l’Etat dans l’application des textes

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Les altercations survenues, le jeudi 13 mai 2021, au stade des Martyrs à l’occasion de la célébration de la fête du Ramadan consacrant la fin de la période de carême chez les musulmans, continuent de défrayer la chronique en RDC, en dépit du jugement et de la condamnation en procédure de flagrance de certains inciviques appréhendés par la justice.

Pour le comité exécutif national de la COMICO dirigé par l’imam représentant légal Sheik Abdallah Mangala, la radicalisation de ce groupe « d’inciviques hétérogènes instrumentalisés par des imams insurgés dirigé par Yousouf Djibondo Kapiepie, fait courir un grave danger à la RDC si jamais l’Etat congolais n’ouvrait pas l’œil et le bon, d’agir vite et bien », a indiqué en substance son secrétaire général, Moussa Kalema.

Au cours d’une conférence de presse animée le samedi 22 mai 2021, à Kinshasa, le secrétaire général de la COMICO, Moussa Kalema a également dénoncé, « le laxisme et la duplicité de la part des pouvoirs publics » de faire appliquer les décisions de justices prises en sa faveur, notamment « les ordonnances n°125, 129, 130 et 145 du Conseil d’Etat ; l’ordonnance n°526/D.15/2020 rétractant celle n°357/D.15/2020 du 15/09/2020 du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe ». Lequel jugement rendu sur RC 119.049 ordonne « le déguerpissement de M. Yousouf Djibondo Kapiepie du siège de la COMICO situé dans la commune de Kinshasa, est assorti de la close exécutoire, nonobstant tout recours », précise le secrétaire général de la COMICO, Moussa Kalema.

Avant de déplorer : « des mains noires au sein de différentes institutions de l’Etat qui empêchent l’exécution de ces arrêts de justice, en contradiction avec l’Etat de droit prôné par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Ce, sans tenir compte des risques encourus par la manipulation de la jeunesse, de l’instrumentalisation des musulmans et de la surenchère des opérateurs obscures, enfin annihilera les risques de vivre des incidents analogues dans l’avenir », a indiqué Moussa Kalema. 

Par ailleurs, le Sg de la COMICO qui a condamné avec la dernière énergie les tueries, en moins d’un moins, de deux responsables musulmans dans le Nord-Kivu, n’a pas pour autant établi, selon les informations en leur possession, un quelconque lien avec le groupe qu’il qualifie d’« imams insurgés », répondant à la question d’un journaliste.

Cependant, Moussa Kalema a déploré « l’échec des pouvoirs publics et des services de sécurité a protégé et préservé les lieux de culte et leurs animateurs dans ces meurtres survenus à Beni au Nord-Kivu ».

En outre, il invite les pouvoirs publics à vite se pencher et régler conformément aux textes et décisions de justice le cas de « M. Djibondo et ses partisans qui se radicalisent au fur et à mesure que le laxisme de l’Etat perdure ».

A cet effet, le Sg de la COMICO, Moussa Kalema exhorte les pouvoirs publics à analyser les faits et actes antérieur de ces insurgés, notamment le 18 septembre 2021 à la mosquée centrale de la ville martyrs de Kisangani où dit-il, « les partisans de Youssouf Djibondo ont assiégé cette mosquée alors que les musulmans étaient en pleine prière de vendredi dans le but de déloger l’imam officiant et le remplace par un des leurs. Bilan : un adolescent tué par balle perdue ; prière perturbée et un désordre indescriptible installé.

A Mbandaka et à Basankusu, les mêmes scenarii ont commis par les adaptes de cette cohorte des imams vendeurs des illusions et manipulateurs des consciences, a rappelé Moussa Kalema.

D’autre part, la COMICO réfute toute hypothèse qui conduit à sa coresponsabilité.

« Il serait injuste, voire irresponsable de conclure à l’hypothèse d’une coresponsabilité pénale ou civile des actes posés au stade 13 mai 2021, à une crise de leadership de la communauté alors que le comité Mangala Luaba disposait une autorisation de l’autorité urbaine et n’avait nullement l’idée de perturber le bon déroulement de la prière ».

Joyce Kalala

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