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« Dérives de gestion » : des mandataires publics dans le viseur de l’IGF   

La gestion du Portefeuille de l'État est loin de sortir de l’opacité tant décriée et cela malgré les signaux forts donnés par le nouveau régime dans la lutte contre la criminalité financière en RDC.

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Un nouveau rapport de l’IGF déjà déposé sur la table du chef de l’Etat et du Premier ministre fait état de plusieurs avantages illégaux et ostentatoires créés au profit des dirigeants des établissements publics et entreprises du Portefeuille. D’où, la nécessité et l’urgence, souligne l’IGF, de limiter les avantages dont tentent de bénéficier les présidents des conseils d’administration, les commissaires aux comptes et les administrateurs.

La gestion du Portefeuille de l’État est loin de sortir de l’opacité tant décriée et cela malgré les signaux forts donnés par le nouveau régime dans la lutte contre la criminalité financière en RDC.

Un nouveau rapport de l’inspection générale des finances (IGF) adressé au Président de la République et au Premier ministre sur la gestion du Portefeuille de l’Etat est révélateur d’une « prédation en bande organisée ». Des directeurs généraux, des présidents des conseils d’administration et même des commissaires aux comptes sont indexés, apprend-on des sources de la Primature.

L’on note plusieurs avantages illégaux et ostentatoires créés au profit des dirigeants avec la complicité tacite des certains membres du gouvernement. Le rapport accusateur de l’IGF ressort ce que l’on peut qualifier comme « magouille » dans les marchés publics surfacturés parfois sans contrepartie réelle au profit des proches. Des faits graves qui ont, à l’évidence, plombé les efforts de l’amélioration des conditions salariales et la rentabilité de ces entreprises.

Urgence de limiter les avantages des mandataires publics

Sans désespérer ou plonger dans le pessimisme, la RDC a encore la chance d’inverser cette tendance négative. C’est la foi de l’IGF. Il faut donc des actions concrètes et courageuses pour soutenir la détermination du chef de l’Etat qui est celle de combattre la corruption, bref, les antivaleurs qui gangrènent depuis des décennies la société congolaise. Ce redécollage économique avec les établissements publics et les entreprises du Portefeuille, est possible. Il faut, à cet effet, limiter par un décret les avantages des mandataires publics. Cet appel ferme de l’IGF est assorti d’une autre proposition de combat : « que la violation des règles de passation des marchés publics soir érigée en infraction punissable de peine d’emprisonnement ».

Dans la foulée, la structure que dirige de main de maître l’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete, plaide pour une nouvelle mise en place urgente des mandataires avec comme critères obligatoires et en ordre d’importance : l’intégrité, la compétence et la bonne moralité.

Pour rappel, le rapport de l’IGF concerne une dizaine d’établissements publics et entreprises du Portefeuille de l’Etat où certains dirigeants toucheraient des sommes colossales le mois et sans compter des avantages avec des soins médicaux à l’étranger à des coûts inacceptables. Des avantages étendus, en plus, à leurs familles pendant que le personnel reste abandonné à son triste sort, les impôts de l’Etat ne sont pas payés, le service public non rendu et la contribution au budget de l’État inexistante si pas très dérisoire… Voilà un tableau qui illustre une véritable criminalité financière en bande organisée et qui nécessite des mesures drastiques.

Pitshou Mulumba

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