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Revue du Portefeuille : le gouvernement s’active pour un nouveau cap de gestion

Dans cette démarche visant à insuffler une nouvelle dynamique de gestion et de gouvernance, le rôle de la ministre d’État en charge du Portefeuille est déterminant.

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Le go de la revue du Portefeuille a été donné, mercredi 2 juin, à Kinshasa, par la ministre d’État, ministre du Portefeuille, Princesse Adèle Kayinda. C’est un exercice de redevabilité et de transparence auquel sont soumis les mandataires de l’État dans les sociétés commerciales. Appelé à marquer la rupture avec les pratiques du passé, le gouvernement Sama Lukonde entend ainsi fixer le cap sur l’avenir et même le devenir de chaque entreprise. Dans cette démarche visant à insuffler une nouvelle dynamique de gestion et de gouvernance, le rôle de la ministre d’État en charge du Portefeuille est déterminant. Princesse Adèle Kayinda en a donné les signaux de perspicacité et de rigueur dans la gestion du temps tout au long de cette première journée. Les échanges, les analyses et les projections entre son ministère et les mandataires, en présence des experts du Conseil supérieur du Portefeuille et du Comité de pilotage de la réforme des entreprises du Portefeuille (Copirep), devront déboucher sur de nouveaux contrats par objectif assortis des feuilles de route de réalisation des engagements par entreprise. Aucune option n’est donc à écarter, voire celle visant les restructurations.

Le bal de la revue du Portefeuille a été ouvert, mercredi 2 juin, dans la salle des réunions du ministère du Portefeuille, dans la commune de la Gombe, avec la Société commerciale des Transports et des Ports (SCTP), Congo Airways et la Minière de Bakwanga (MIBA). Il est prévu ce jeudi, les échanges avec les mandataires de la Regideso, de la Congolaise des voies maritimes (CVM) et de la Société nationale d’assurances (SONAS).

Ces assises placées sous le haut patronage du président de la République ont un seul objectif, a fait savoir la ministre d’État, ministre du Portefeuille, Princesse Adèle Kayinda : insuffler une nouvelle dynamique de gestion et une bonne gouvernance des unités de production, véritable moteur de la politique économique et sociale du chef de l’État. C’est d’ailleurs ce dernier qui avait instruit, le 23 mars 2021, le comité de pilotage de la réforme des entreprises du Portefeuille (Copirep), de superviser les états des lieux exhaustifs des entreprises publiques et établissements publics en vue de l’obtention des données fiables en rapport avec leur fonctionnement.

Vers des contrats par objectif

Cette instruction a été signifiée à la ministre d’État Adèle Kayinda par le directeur de cabinet du chef de l’État, en date du 10 mai 2021, lui demandant d’accélérer l’exécution desdits travaux, en appuyant le Copirep avec les moyens logistiques nécessaires pour lui permettre de respecter le calendrier fixé.

La revue du Portefeuille lancée répond ainsi à un chronogramme bien établi. Il s’agit là d’un exercice qui devra permettre au gouvernement de saisir les contours exacts des atouts et des contraintes qui caractérisent les entreprises du Portefeuille de l’État, créneaux par lesquels se définissent et se mettent en œuvre les politiques publiques de l’exécutif national en matière économique et sociale.

Déjà avec la Société commerciale des Transports et des Ports (SCTP), Congo Airways et la Minière de Bakwanga (MIBA), tout comme les autres entreprises qui vont défiler suivant le calendrier établi, l’exercice porte l’analyse des points forts, des points faibles, des opportunités et des menaces dans le but de faire des projections pour fixer le cap sur l’avenir et même le devenir de chaque société, à court, moyen et long termes, sur fond d’une planification raisonnable et responsable.

L’approche méthodologue définie par la ministre d’État en charge du Portefeuille est simple : favoriser le débat aussi ouvert que pratique autour des questions majeures posées par l’exploitation de l’état des lieux, avec en ligne de mire la formulation de différentes hypothèses sur le modèle d’affaires à même de sortir les différentes sociétés de leur situation actuelle.

Dans la foulée, pour chaque entreprise, les services techniques du ministère du Portefeuille, le Conseil supérieur du Portefeuille et le Copirep devront dresser une fiche synthèse de toutes les propositions recueillies qui se traduiraient en un contrat par objectif, assorti d’une feuille de route de réalisation des engagements y contenus. Y compris, les options possibles de restructuration qui feront l’objet des prochaines discussions dans le cadre des ateliers spécifiques qui seront organisés ultérieurement.

Le Potentiel

 

 

 

 

 

 

 

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