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La CONEPT RDC propose la restructuration du FPEN et le maintien de la part du budget à 25%

L’étude a démontré que dans le volet engagement de financement intérieur de l’éducation, il y a une évolution notable.

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La question du financement de l’éducation en RDC préoccupe au plus haut point les partenaires du système éducatif congolais, dont les organisations de la Société civile du secteur de l’éducation. C’est dans ce contexte que la Coalition nationale de l’éducation pour tous (CONEPT RDC) a publié une étude intitulé « Oui, 25% du budget pour l’éducation », laquelle est consacrée au suivi des engagements de financement domestique de l’éducation, analyse et suivi budgétaire.

À en croire Jacques Tshimbalanga, coordonnateur national de la CONEPT RDC, l’étude a démontré que dans le volet engagement de financement intérieur de l’éducation, il y a une évolution notable, car la part du budget national que le gouvernement a alloué à l’éducation pour l’année 2020 a été relevée à 24,5%. Comparativement aux standards internationaux qui exigent que cette part soit portée à 20%, le pays a donc dépassé la barre. Et même, conformément aux engagements pris à Dakar en 2018 d’accorder 23,5% à l’éducation, la RDC a dépassé d’un pourcent.

Cependant, relève l’étude, en même temps que cette part du budget augmente, la taille du budget de la RDC a régressé, si l’on considère l’année 2015 où le budget national était évalué à 4,7 milliards FC. Avec la dépréciation de la devise nationale, on constate que le pays a dépensé plus ou moins 4 milliards de francs congolais, ce qui veut dire que logiquement le budget congolais a régressé, et cela impacte sur les dépenses sociales de base, notamment celles affectées au secteur de l’éducation.

D’autres part, note l’étude, plus de 85% de ce budget de l’éducation sont affectés aux dépenses des rémunérations et presque rien n’est affecté aux dépenses d’investissements, notamment pour ce qui est de la construction des infrastructures, de la formation initiale ou continue des enseignants, des intrants pédagogiques pour espérer améliorer la qualité de l’enseignement, encourager l’inclusion, être sensible au genre.

L’étude fait également observer que les dépenses que le pays a engagées dans l’amélioration de la qualité de l’éducation, l’ont été sur base des projets financés par les partenaires extérieurs. On assiste donc à l’extraversion de l’investissement dans le secteur de l’éducation, ce qui fait que l’État n’arrive pas à s’approprier ces investissements à la fin du projet.

« Les partenaires investissent pour des projets ayant une durée de vie bien limitée dans le temps et quand le financement s’arrête, tout ce qui a été fait s’arrête également et on revient à la case départ », a déploré le coordonnateur de la CONEPT RDC.

Pour preuve patente, Jacques Tshimbalanga a cité l’investissement réalisé pour la classe pré-primaire à l’Équateur et dans le Grand Katanga. Le financement s’est arrêté et l’État ne finance plus la classe du pré primaire.

Pour garantir l’accès à une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous et consolider la gratuité de l’éducation de base, l’étude propose que la proportion de 25% de la part du budget soit maintenue en termes de volonté politique à aller de l’avant, quel que soit la taille du budget dans les années à venir. Et comme les ressources ne suffisent à ce jour et compte tenu de l’imprévisibilité de l’aide extérieure, la CONEPT RDC suggère au gouvernement à développer des financements innovants, notamment avec la restructuration du Fonds de promotion de l’éducation nationale (FPEN) qui n’a pas joué son rôle depuis 2007 alors que c’est une opportunité pour l’État de lever des fonds et donc de profiter de l’étude sur les financements innovants de l’éducation, pour y  insérer dans les ressources à capter par le Fonds de promotion de l’éducation nationale des ressources alternatives propres et identifiées. Pour cela, l’État doit s’asseoir avec tous les autres partenaires de l’éducation qui sont animés du souci de pousser l’éducation d’aller de l’avant.

 St Augustin K.

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