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3ème vague de Covid-19 en RDC : le spectre du chaos

Kinshasa, qui est l’épicentre de la pandémie, connait sensiblement une hausse de nouveaux cas. Il est fait état dans les centres de traitement de Covid-19, des lits qui sont occupés à plus de 80%...

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La RDC est frappée de plein fouet par la 3ème vague de Covid-19. Le constat est d’autant inquiétant, à voir le nombre de cas de nouvelles infections qui augmentent,(une moyenne de plus de 300 nouveaux patients par jour), mais également la saturation des centres de prise en charge des malades.Dans les centres de traitement de Covid-19, les lits sont occupés à plus de 80%.Selon le secrétariat technique de la riposte, les observations montrent que ce sont des cas relativement sévères, avec une symptomatologie qui est plus sévère que celle des patients au cours de la 1ère et la 2ème vague. La capitale Kinshasa, qui est l’épicentre de la pandémie, vit naturellement la conséquence de relâchement de l’observance des mesures barrières. C’est à la hauteur du danger que des « mesures drastiques » à envisager contre cette troisième vague sont attendues de la part du chef de l’État qui séjourne depuis samedi dans la partie Est du pays.

Les cas de Covid-19 ont augmenté depuis fin mai de « façon exponentielle » à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. La mise en garde a été faite par le bureau local de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Une alerte confirmée par les autorités congolaises.

Le 3 juin, le gouvernement a averti les populations que la République est envahie par la troisième vague du Covid-19. Plus contagieuse et plus meurtrière que les précédentes.

Kinshasa, qui est l’épicentre de la pandémie, connait sensiblement une hausse de nouveaux cas. Il est fait état dans les centres de traitement de Covid-19, des lits qui sont occupés à plus de 80%…

Le tableau est d’autant plus alarmant avec le nombre de cas de plus en plus croissant, avec une moyenne de plus de 300 nouveaux patients par jour. « Nous remarquons aussi une forte hospitalisation. Les patients hospitalisés sont essentiellement ceux qui sont sévères et quelques patients modérés qui nécessitent une assistance à l’hôpital. En plus que nous ayons beaucoup de patients qui se font contaminer, nous avons beaucoup de cas sévères. Nous remarquons d’ailleurs une grande occupation des lits par les patients Covid, ce qui fait que la plupart des centres de traitement ont atteint environ 80% d’occupation de lits, un taux très élevé. Nous avons plus de 130 patients hospitalisés dans les centres officiels, mais il y a aussi des patients qui sont pris en charge dans les centres privés et dans les ménages », a fait savoir le docteur Stéphane Mukendi de la commission « prise en charge médicale », relayé par Actualité.CD.

Des nouveaux symptômes

Dans la foulée, le secrétariat technique de la riposte contre la Covid-19 prévient sur de nouveaux symptômes de la maladie à Covid-19. Il est fait état des hémoptysies, qui sont des crachats du sang, comme nouveaux symptômes de la maladie.

« Les observations montrent que ce sont des cas relativement sévères, avec une symptomatologie qui est plus sévère que celle des patients au cours de la 1ère et la 2ème vague. Il y a des symptômes qu’on n’a pas vus durant la 2ème vague, comme les hémoptysies (crachats du sang) que nous sommes en train de voir durant cette 3ème vague. Donc il est très tôt de dire qu’il ne s’agit que du variant indien parce que nous sommes encore en train de faire la cartographie avec l’équipe de l’INRB, des différentes souches qui sévissent dans différents coins de Kinshasa. Les coins qui semblaient épargnés des deux premières vagues sont touchés ; nous avons beaucoup de cas qui viennent de la Tshangu. Nous appelons la population au respect des mesures barrières », a dit le docteur Stéphane Mukendi.

« Des mesures drastiques »

La situation préoccupe au plus au point le président de la République. Félix Tshisekedi a lui-même évoqué la gravité de la situation avec, malheureusement, des cas de décès. D’où des mesures assez « draconiennes » seront prises, annonçait-il, pour faire face à cette recrudescence qui a la particularité d’être plus virulente que les deux premières vagues.

À Kinshasa, le gouverneur de la ville a déjà donné le ton, en évoquant notamment l’interdiction des manifestations publiques, des kermesses, des concerts publics et des activités festives ainsi que la limitation des regroupements à 20 personnes.

Pour rappel, depuis mars 2020, la RDC avec au moins 80 millions d’habitants, a officiellement cumulé 34 949 cas, pour 834 décès.

Le pays a lancé pourtant, le 21 avril, une campagne de vaccination après avoir reçu 1,7 million de doses d’Astra Zeneca. C’est une campagne qui a été loin de connaitre la réussite.

La preuve, c’est que Félix Tshisekedi entrevoit déjà d’autres mécanismes. « Astra Zeneca a posé des problèmes et continue d’en poser, à la fois d’effets secondaires, mais également de confiance… Il serait mieux que nous multiplions les variétés de vaccins et nous avons un très bon espoir d’en avoir de Pfizer, des Chinois et des Russes », a estimé le chef de l’État.

Le Potentiel

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