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FPI : Des frais de mission « incompréhensibles » pour des dignitaires qui accompagnent le chef de l’État

Il est donc clair que le changement tel que l’impulse le chef de l’État appelle à des conduites exemplaires.

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Des frais de mission « incompréhensibles ». On en parle encore. Et, c’est au Fonds de promotion de l’industrie (FPI), cette structure censée porter l’ambition industrielle du pays.

Des documents glanés en interne et qui se trouvent déjà dans les couloirs de l’Inspection générale des finances (IGF) font état de paiement des frais de mission de l’équipe qui a accompagné le chef de l’État en Egypte, en fin janvier 2021, pour la signature des contrats d’exécution et de surveillance des travaux relatifs au désenclavement et de connectivité des provinces du Grand-Kasaï à la ville de Kinshasa et à la province du Kongo-Central, dans le cadre du projet présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Ces équipes, il convient de le souligner, étaient chargées notamment de préparer les aspects juridiques, techniques et financiers de la transaction avec les entreprises égyptiennes pour l’exécution des travaux.

Dans la délégation qui a séjourné, à ce sujet, avec le chef de l’État en Egypte, figuraient notamment trois conseillers principaux du chef de l’État (Collège juridique et administratif, collège Infrastructures et collège Économie et finances), des cadres et experts du FPI, notamment le Dg, le Coordonnateur CTS qui avaient, entre autres, la mission de pilotage du processus.

Le problème, c’est que dans la bagatelle somme dépensée pour cette mission de dix jours pour les cadres et experts du FPI (plus de cent mille dollars), on retrouve la qualité de certains bénéficiaires qui suscite des interrogations. Dans la rubrique « frais de mission et frais de représentation », au-delà des mandataires, des cadres du FPI, des consultants, il y a également des frais de mission payés par le FPI à trois conseillers principaux du chef de l’État. Question : pourquoi ces derniers doivent-ils être à charge du FPI alors qu’ils sont censés travailler pour le président de la République ? Encore que les précités tout comme l’ancien dircab a.i. et le ministre de l’Industrie figurent encore sur une autre liste de paiement qui, elle, peut bien se justifier, parce que étant celle de la prime du comité de pilotage chargé du suivi du programme de désenclavement et de connectivité des provinces du Grand Kasaï à la ville de Kinshasa et la province du Kongo Central.

La question qui demeure est ainsi celle de savoir pourquoi des membres du cabinet du chef de l’État, en mission officielle dans la suite du président de la République doivent se faire payer la mission auprès d’une entreprise publique, fut-elle, à la manœuvre pour la mise en œuvre en urgence de quelques infrastructures structurantes en appui au programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Il est donc clair que le changement tel que l’impulse le chef de l’État appelle à des conduites exemplaires. Et aucun citoyen n’est exempté. La lutte acharnée que mène Félix Tshisekedi et l’actuel gouvernement pour inverser l’ampleur réelle de la gestion opaque des finances publics dans tous les secteurs de la vie suppose l’exigence de l’éclairage, mieux, de redevabilité pour chaque centime du contribuable congolais dépensé.

LP

 

 

 

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