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Lutte contre les VSBG : la sensibilisation communautaire et la dénonciation des cas passent pour une panacée

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L’Organisation canadienne « Journalistes pour les Droits Humains, JDH/RDC » a organisé, le vendredi 25 juin 2021, une table ronde qui a réuni les membres du gouvernement, les acteurs de la Société civile et les professionnels des médias.  « Les difficultés que connaissent les survivantes des violences sexuelles et basées sur le Genre » ont fait l’objet de cette activité.

Organisés dans le cadre du projet Canada Monde : la voix des femmes et des filles, projet mis en œuvre depuis fin 2019, ces travaux ont permis aux participants de  soulever des obstacles et d’élaborer des recommandations et pistes de solution, afin d’éradiquer ce fléau. 

L’ambassadeur du Canada en RDC, Benoit-Pierre Laramée, qui a pris part à cette table ronde, a déclaré que sa présence témoigne de  l’intérêt que le gouvernement  du Canada  porte à la problématique de la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le Genre  ainsi que la lutte contre l’impunité des incidents des violations des droits humains en RDC. Car, a-t-il fait savoir, le Canada se préoccupe de la prévalence des violations des droits des personnes en RDC y compris évidemment  les actes des violences basées sur le Genre.

À l’en croire, des progrès ont été accomplis dans la lutte contre les violences basées sur le Genre en RDC, mais des efforts restent encore à fournir pour capitaliser ces progrès déjà atteints et progresser davantage dans la lutte contre ces violences en adoptant des mesures nécessaires pour s’assurer de la durabilité des interventions.

Pour lui,  la lutte contre l’impunité et l’accès à la justice  restent un socle important dans le processus de réhabilitation des survivantes des violences sexuelles et basées sur le Genre.

S’agissant de la campagne « Tolérance Zéro immédiate » lancée par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’ambassadeur du Canada en RDC a insisté à ce que celle-ci  ne soit pas que des mots, mais qu’elle soit accompagnée par des actions concrètes et fermes. Comme la lutte contre l’impunité, l’accès facile à la justice par des survivantes, etc.

Aussi, a fait remarquer Benoit-Pierre Laramée, le gouvernement canadien souhaite  par  rapport à la compagne « Tolérance Zéro immédiate contre les violences sexuelles et celles basées sur le Genre », que le gouvernement congolais promulgue la loi sur l’instance judiciaire de l’aide légale aux survivantes ; l’amendement de la loi  relative aux fonds de réparation garantissant l’accès gratuit  à la justice des survivants  qui permettront leurs soins essentiels, et l’institutionnalisation des centres intégrés multisectoriels pour la prise en charge des survivants.

Lançant officiellement la table ronde au nom de la ministre du Genre empêchée,  Bienvenu Akilimali, directeur de cabinet au ministère du Genre, Famille et Enfant, a également fait savoir que les démarches sont actuellement en cours pour l’institutionnalisation des Centres Intégrés des Services Multisectoriels (CISM). Et, le Premier ministre devra prendre un décret-loi, très prochainement pour les rendre institutionnels.

Quant au gestionnaire principal de JDH/RDC, Prince Murhula, il a rappelé l’objectif de cette table qui est d’amener les parties prenantes, dont les acteurs de la Société civile et médias, à échanger avec les autorités nationales sur les problèmes liés à l’accès à la justice des survivantes des VSBG en RDC.

Lucie Ngusi

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