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Baisse de prix des surgelés : le gouvernement et la FEC invités à un dialogue franc et sincère

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Baisser les prix, oui, mais il faut des préalables avant d’exécuter l’exigence du gouvernement. Vœu de la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Au cours d’une récente sortie médiatique, le DG du patronat congolais s’est dit favorable à la demande du gouvernement, « à condition que les prix qu’il propose reflètent la réalité ». Aux bas mots, la FEC exige simplement la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). De son côté, l’Exécutif national, qui affirme avoir obtenu auprès du ministère namibien des Finances des informations nécessaires et fiables sur les vrais prix des poissons chinchards à l’exportation et à la douane, n’entend pas reculer sur sa décision de baisser les prix. Pour une source proche du gouvernement, « avec ou sans TVA, les importateurs des surgelés se font des fortunes indues sur le dos de la population. Et cela doit changer ». Qui dit mieux ? Seul un dialogue franc et sincère peut concilier les deux positions et épargner le peuple d’une surfacturation qui fait du manger un luxe dans un pays potentiel riche en denrées alimentaires.

Rejetant les allégations selon lesquelles la Fédération des entreprises du Congo (FEC) refuse de baisser les prix des produits surgelés tel que l’exige le gouvernement central, le patronat de la République démocratique du Congo pose certains préalables avant de se mettre d’accord avec l’Exécutif national.

Au cours d’une récente sortie médiatique sur les ondes des médias locaux, l’administrateur délégué de la FEC, Kimona Bononge, s’est dit favorable à la demande du gouvernement, à condition que les prix qu’il propose reflètent la réalité.

« La Fédération des entreprises du Congo n’est pas contre la baisse de prix des denrées de première nécessité. Mais les prix fixés d’autorité par le ministère de l’Économie ne reflètent pas la réalité. Nous voulons qu’on mette des valeurs réelles. La baisse ou la suppression carrément de la TVA sur les biens de première nécessité serait un début de solution », a déclaré Kimona Bononge à Zoom-eco.net.

Il y a quelques jours, le gouvernement a annoncé qu’il réduirait significativement les prix de grande consommation, étant donné que les prix fixés actuellement ne respectaient pas la structure des prix fixée par le ministère de l’Économie nationale.

Vers un accord sur les échanges commerciaux

Autour de cette question, le gouvernement indique que la RDC et la Namibie sont déjà en pourparlers pour un accord sur les échanges commerciaux du poisson chinchard. Le ministre de l’Économie nationale, Jean-Marie Kalumba a, au cours d’une mission effectuée récemment à Windhoek en Namibie, conféré avec ses collègues namibiens de la Pêche et Élevage ainsi que celui des Finances sur les formalités à entrevoir pour la signature d’un contrat sur les échanges commerciaux entre les deux pays, surtout en ce qui concerne les prix de l’exportation du poisson chinchard.

Le ministre namibien de Pêche et Elevage a signifié à ses hôtes qu’environ 90% d’exportation des chinchards sont destinés à la RDC. Il s’est dit favorable à la formalisation pour bientôt, d’un accord commercial entre son pays et la RDC.

C’est au ministère namibien des Finances que la délégation congolaise a eu des informations nécessaires et fiables sur les vrais prix des poissons chinchards à l’exportation et à la douane.

Le Potentiel

 

 

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