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CENI : La désignation du candidat président à l’ordre de prochaines plénières des confessions religieuses

Après la promulgation d’une loi par le président de la République, existe-t-il encore une possibilité de la recaler ?

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La désignation du successeur de Corneille Nangaa à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’est plus que question de jours. La sous composante Confessions religieuses au sein de la composante Société civile, prend la question à bras-le-corps. Elle prépare un calendrier des plénières pour la désignation de cet oiseau rare devant présider aux destinées de cet organe d’appui à la démocratie. C’est l’évêque général Dodo Kamba de l’Eglise de réveil donne la nouvelle.

La question de la désignation du candidat président de la Commission électorale nationale indépendante se discute déjà au sein de la sous-composante Confessions religieuses. Elle figure même en bonne place de prochaines plénières de cette sous composante de la Société civile ayant prérogatives de proposer un candidat à soumettre à l’approbation du président de la république qui prend l’acte de nomination.

A en croire l’évêque général Israël Dodo Kamba de l’Eglise de réveil du Congo (ERC), la sous-composante confessions religieuses, au sien de la Société civile, prépare un calendrier des plénières pour la désignation de ce candidat. C’est question de quelques jours. Pour l’évêque général de l’ERC, « tout sera fait rapidement pour que la date de la tenue de scrutins de 2023 soit respectée ».

Mais pendant que l’attention de toute la société congolaise devait s’orienter désormais vers l’étape de la composition des membres devant siéger à la centrale électorale, une frange de compatriotes se dit déterminée à recaler ou combattre la loi déjà promulguée par le chef de l’Etat depuis le 3 juillet 2021. Un praticien du droit a donné un avis technique sur la question.

« Recaler ou combattre la loi promulguée, un rêve »

Après la promulgation d’une loi par le président de la République, existe-t-il encore une possibilité de la recaler ?  A cette question, Me Willy Wenga, avocat au Barreau de Kinshasa/Gombe, estime que « quand une loi votée par l’Assemblée nationale et le Sénat, surtout quand il s’agit d’une loi organique, la Cour statuant la juge conforme à la Constitution, il ne reste plus que sa publication au Journal officiel pour opposabilité aux tiers. Il n’a pas d’autres obstacles pour recaler cette loi-là ».

A l’étape où on se retrouve, suggère-t-il, les acteurs politiques et ceux de la Société civile doivent considérer cette étape comme close et dépassée. Le combat devait, pour l’instant, s’orienter vers la composition de la CENI.

Quant à la notion de politisation ou de la dépolitisation, Me Wenga estime que « la CENI étant par essence un organe politique, l’expérience a démontré qu’on y envoie des membres de la Société civile, qu’on y envoie des prêtres ou pasteurs, en fait, tout le monde qui y travaille devient politique. Il n’est donc pas nécessaire d’y consacrer son énergie et son temps  dès lors que même si on y envoie des personnalités apolitiques, ils finissent en peu de temps de devenir politiques ».

La voie de sortie serait, à ses yeux, de trouver des compromis autour de la composition de la centrale électorale. « L’important à faire maintenant, c’est qu’il faut trouver, sur le plan politique des compromis pour les membres qui doivent siéger à la CENI », conclut l’avocat.

St Augustin K.

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