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Après près de quatre décennies : 386 enseignants éligibles à la retraite touchent leurs indemnités de fin de carrière

Les dispositions sont prises pour la continuité de leur prise en charge à travers la caisse de retraite des enseignants...

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Pari gagné pour le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Professeur Tony Mwaba Kazadi, qui a lancé, lundi 2 août le processus de la mise à la retraite des enseignants éligibles. Pour la première phase, 386 professionnels de la craie du primaire de la ville de Kinshasa ont bénéficié de leurs indemnités de fin de carrière. Les dispositions sont prises pour la continuité de leur prise en charge à travers la caisse de retraite des enseignants, bientôt opérationnelle, ainsi que celle de la santé par la mutuelle de santé de l’EPST.

« La compassion, la révolte » … des sentiments qui ont caractérisé l’assistance conviée à la cérémonie de la mise à la retraite des enseignants, lundi 2 août dans l’enceinte de l’Institut Mokengeli dans la commune de Lemba.

Appelés à se ranger devant le ministre, ces enseignants retraités étaient, pour la plupart, dans l’impossibilité de mouvoir seuls. Il y a ceux qui s’appuyaient sur des cannes pour se déplacer et d’autres ne pouvaient rien sans accompagnateurs… Et pourtant, c’est dans cet état physique qu’ils étaient toujours maintenus à la profession, cette profession noble de professionnels de la craie blanche, après de bons et loyaux services rendus à la nation. « Une situation qui est l’un des facteurs majeurs de la baisse drastique du niveau de la qualité de l’enseignement au pays », a fait remarquer le ministre Tony Mwaba.

Déterminé à matérialiser la vision du chef de l’État qui fait de l’éducation une priorité, avec notamment la gratuité de l’enseignement de base, le professeur Tony Mwaba est sorti des sentiers battus pour prendre la lourde responsabilité de lancer le processus de mise à la retraite des enseignants des établissements publics dont la première phase concerne uniquement les enseignants du niveau primaire.

386 enseignants ont ainsi été mis à la retraite en bénéficiant, comme le veut la loi, des allocations de fin de carrière, soit une rémunération qui représente 13 mois de leur salaire. Aussi, un congélateur a été remis à chacun des 60 retraités qui forment l’échantillon des 386 pour ce mois de juillet. C’était en présence, notamment, de la vice-ministre de l’EPST, du secrétaire général a.i de l’EPST, du banc syndical.

A l’occasion, les retraités ont exprimé leur satisfaction par le biais de M. Lusakavana Jean, doyen des retraités (87 ans) et plus 66 ans de profession. Ils ont été rassurés pour la continuité de la prise en charge à travers la caisse de retraite des enseignants, bientôt opérationnelle, ainsi que celle de la santé par la mutuelle de santé de l’EPST.

Le plus étonnant, c’est que tout dépendait de la volonté politique. Elle n’y était pas depuis des décennies, car les indemnités de fin de carrière sont payées sur fonds propres du ministère qui a pu récupérer des ressources après la première phase du nettoyage du fichier de paie au Service de contrôle et de paie des enseignants (SECOPE) et par la suppression des établissements et agents fictifs. L’opération lancée à Kinshasa va s’étendre dans les provinces dans les tout prochains jours.

Dans la foulée, la mise à la retraite va se faire chaque mois jusqu’à épuiser la liste de 87.000 enseignants éligibles à la retraite. En même temps, le ministère rassure de la prise en charge du paiement des enseignants Nouvelles unités (NU) en remplacement des retraités.

Pitshou Mulumba

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