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Ituri : Les déplacés victimes des violences armées formulent des doléances au gouvernement

Au nombre de ces doléances figure en bonne place, la mort précoce de plusieurs personnes déplacées des suites de mauvaises conditions de vie et de l’inadaptation au site.

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En tournée dans la province de l’Ituri, Modeste Mutinga, ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, a eu des entretiens à cœur ouvert avec les déplacés internes victimes des violences armées du site Kingoze, situé dans la ville de Bunia. Ceux-ci n’ont pas raté l’occasion de formuler des doléances à l’attention du gouvernement central, lesquelles se résument en la variation de la ration distribuée par le PAM ; la possibilité de mettre à leur disposition la distribution en cash (en espèces) pour effectuer des activités génératrices des revenus ; l’acquisition des ustensiles de cuisine et autre ».

Dans la salle de conférences de l’hôtel Kiroukou à Bunia, province de l’Ituri, les déplacés internes victimes des violences armées ont eu, lundi 2 août, des mots justes pour dénoncer la précarité dans laquelle ils vivent et ont demandé au gouvernement central à prendre à bras-le-corps leurs doléances, en vue de trouver des solutions urgentes et concrètes pour les sortir de la pauvreté endémique.

Pour le délégué des déplacés internes du site de Kigonze, Maju Lonu Faustin, le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Modeste Mutinga est appelé à faire part de leurs souffrances au Premier ministre, chef du gouvernement, dont la sensibilité aux plaintes des Congolais meurtris n’est plus à démontrer.

Au nombre de ces doléances figure en bonne place, la mort précoce de plusieurs personnes déplacées des suites de mauvaises conditions de vie et de l’inadaptation au site.

A l’issue de la rencontre organisée par le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, à laquelle a été conviée tous les humanitaires basés dans la ville de Goma, quelques déplacés internes victimes des violences armées y ont été associés.

Au cours de ces échanges hautement stratégiques, le président des déplacés internes du site de Kigonze situé dans la ville de Bunia a saisi cette occasion pour s’adresser au gouvernement de la République, via le ministre Mutinga.

A en croire le président du site de Kigonzi, les déplacés internes sont arrivés dans la ville de Bunia depuis 2017 suite à un déplacement massif causé par un massacre généralisé en territoire de Djugu et Irumu. Selon, ce massacre a commencé en 2017 dans plusieurs centres commerciaux de Djugu, Mahagi et Irumu village et, particulièrement, dans les villages Hema, Alur, Mambisa, Ndo Okebo, Nyali par le groupe armé CODECO, auquel se sont joints les autres miliciens Tchini ya Kilima et le FPI dans le territoire d’Irumu. Avec pincement au cœur et larme aux yeux Maju Lonu Faustin a affirmé devant Modeste Mutinga que jusqu’à ce jour, ils ne connaissent pas les causes de ce massacre perpétré à leur endroit, notamment l’incendie des maisons et de leurs produits de champs et d’élevage.

L’aspect qui a plongé tout l’auditoire en émoi est sans nul doute la présentation au ministre MUTINGA du tableau des souffrances qu’ils subissent ainsi que leurs corollaires. Larmes aux yeux, Maju Faustin a listé les conséquences de leurs souffrances en ces termes : « L’échec dans l’éducation de leurs enfants dont plusieurs d’entre eux se retrouvent dans la rue en train de quémander, à cause de la pauvreté de leurs parents ; les décès précoces de plusieurs déplacés suite aux mauvaises conditions de vie et à l’inadaptation aux sites ; la malnutrition des enfants suite au déséquilibre alimentaire ; la souffrance atroce des déplacés mutilés par les groupes rebelles sans âme qui n’ont qu’une seule motivation, à savoir donner la mort ».

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Modeste Mutinga a non seulement enregistré la déclaration des déplacés internes du site de KIngoze, mais aussi a reçu favorablement leurs recommandations qui se résument en ces points : « la variation de la ration distribuée par le PAM ; la possibilité de mettre à leur disposition la distribution en cash (en espèces) pour effectuer des activités génératrices des revenus ; l’acquisition des ustensiles de cuisine et autre ».

Toutes ces recommandations, affirme le ministre Mutinga, seront examinées minutieusement par le gouvernement central et auront une suite favorable. Mais, le ministre des Affaires sociales a ajouté en disant que l’assistance humanitaire du gouvernement central avait apporté une partie de la réponse à leurs doléances, en prévoyant la variété de la ration ainsi que les ustensiles de cuisine et autres.

Pour le reste, des réponses appropriées leur seront réservées par les canaux officiels.

Raymond LUNEKO

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