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Patrick Muyaya : « Le gouvernement n’a aucune responsabilité dans le choix des animateurs de la Céni »

Dans une telle rencontre, d’autres questions d’actualité ne pouvaient que s’inviter, à l’instar du blocage observé dans la désignation du président de la Céni

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Dans la nouvelle dynamique de la redevabilité, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a accompagné, hier lundi 16 août, son collègue des Droits humains, Albert-Fabrice Puela, dans une séance de briefing sur l’état de siège avec des spécificités touchant aux Droits humains dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

Ce rendez-vous devant la presse a permis au ministre des Droits humains de tabler sur des progrès enregistrés dans son secteur contrairement aux mauvaises langues qui prédisaient que l’état de siège servirait d’alibi pour les violations des droits de l’Homme. Sur terrain, des consignes sont respectés, s’est-il réjoui. Même si, les conditions carcérales posent encore des problèmes, le ministre Puela s’en tient à la volonté manifeste du président de la République et du gouvernement de changer les choses.

Dans une telle rencontre, d’autres questions d’actualité ne pouvaient que s’inviter, à l’instar du blocage observé dans la désignation du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) par la sous-composante des confessions religieuses.

La question aura ainsi permis au porte-parole du gouvernement de faire ce qui s’apparente clairement à une mise au point. « Le gouvernement n’a aucune responsabilité dans le choix des animateurs de la Céni », a-t-il précisé, d’entrée de jeu.

Le ministre de la Communication a vite rappelé que lors des consultations, les échanges entre le chef de l’Etat et toutes les forces sociales et politiques du pays sous-tendaient, notamment un plan pour l’organisation des élections dans les délais.

Le gouvernement de l’Union sacrée de la Nation qui regroupe toutes les forces du pays est à l’œuvre. Il n’est donc pas question d’un dialogue, a précisé Patrick Muyaya, sinon ce serait pour parler de quoi ? a-t-il interrogé.

Dans la foulée, le porte-parole du gouvernement s’est voulu très explicite : « Les choses doivent être claires. La volonté du gouvernement est celle d’organiser les élections dans les délais. C’est ici l’occasion de réitérer l’appel que le Premier ministre a lancé aux différents acteurs impliqués dans ce processus. Ils doivent se dépasser parce que le temps court. Si on vous dit que le gouvernement planifie le glissement, c’est faux. Nous travaillons dans la perspective de l’organisation des élections dans les délais impartis. Ça doit être bien clair. Mais pour arriver au dénouement du processus électoral, il y a des étapes qui sont fixées par l’Assemblée nationale. Nous espérons que les composantes vont faire vite pour permettre au gouvernement d’avoir un interlocuteur avec lequel avancer sur le processus électoral ».

Pitshou Mulumba

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