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Processus de mise en place de la Céni : Mboso rassure qu’il n’y a pas de forcing

Le speaker de la Chambre basse du Parlement a rappelé que le bureau a accordé deux fois des délais supplémentaires aux confessions religieuses.

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On est loin d’atteindre le bout du tunnel de la mise en place du bureau et de la plénière de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). De rebondissement en rebondissement, le feuilleton de désignation du président de la Centrale électorale n’en finit pas de livrer ses nouveaux mystères. Après « l’indignation » des églises catholiques et protestantes face à la démarche initiée par le président de la Commission PAJ de l’Assemblée nationale qui a convoqué les huit confessions religieuses aux travaux de la Commission paritaire mixte et ce, pendant que le bureau de la Chambre basse a accordé 72 heures aux « hommes de Dieu » pour déposer le nom du futur président de la CENI, voilà un aveu d’innocence de Christophe Mboso : « Tout marche bien (…) Il n’y a pas de forcing ». Entre ses déclarations qui se succèdent, le chrono, lui, avance et le peuple attend.

Depuis que le processus de mise en place du bureau et de la plénière de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a commencé, c’est la première fois que les présidents de deux Chambres du Parlement se retrouvent en tête-à-tête. En début de soirée du lundi 16 août, Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat, a rencontré son homologue de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga.

Au menu des échanges entre les président de deux Chambres du Parlement, Christophe Mboso a fait rapport à Modeste Bahati de l’évolution des travaux de la commission paritaire mise en place pour examiner les dossiers individuels des candidats désignés par les composantes.

« J’ai également fait état du délai supplémentaire que nous avons accordé aux confessions religieuses pour qu’elles arrivent à trouver une solution au problème de désignation du président de la CENI et d’un membre de la plénière. Tout marche bien », a déclaré en substance le speaker de la Chambre basse du Parlement.

Christophe Mboso en a également profité pour préciser, à l’attention de ceux qui parlent de forcing, qu’il n’en est rien de tout cela. « Il n’y a pas de forcing ».

« Nous avons conçu un consensus au sein de l’Assemblée nationale, entre la majorité parlementaire et l’opposition, cela nous a permis de voter la proposition de loi organique qui a été promulguée par le chef de l’Etat. Nous sommes au stade de l’application. Les composantes reconnues par la loi et qui ont obtenu un quota au sein de la CENI, nous leur avons demandé de déposer les dossiers qui sont examinés en commission. Quant aux composantes qui n’ont pas déposé les dossiers de leurs délégués, leur quota restera vacant », a-t-il éclairé.

Le speaker de la Chambre basse du Parlement a rappelé que le bureau a accordé deux fois des délais supplémentaires aux confessions religieuses. « Elles vont se concerter, certainement le Saint Esprit va les inspirer pour qu’elles parviennent à une solution. Que le peuple soit calme et surtout ne suive pas ceux qui ont mis en place la stratégie du pourrissement et du blocage. Il faut que les confessions religieuses parviennent à une solution parce que la question électorale est un enjeu majeur, chacun doit s’impliquer. C’est par là que les hommes politiques entrent sur le scène politique. On va tenir compte de toutes les opinions, mais nous allons travailler dans la légalité », a rassuré par ailleurs Christophe Mboso.

Des parlementaires panafricains à Kinshasa

Le président du Sénat, Modeste Bahati, dit être venu se concerter avec son homologue et frères aîné, Christophe Mboso, autour de la demande du chef de l’Etat de proroger pour la 6è fois l’état de siège.

« Nous sommes en plein état de siège. Nous avons été saisis par son excellence M. le président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, qui nous demande, une fois de plus de proroger l’état de siège. Nous sommes venus nous concerter justement ment pour savoir comment cela va se passer, quelle est la Chambre qui commence par l’examen de ce texte de loi. C’est chose faite. L’Assemblée nationale se réunit déjà dès demain, nous allons prendre le texte en deuxième lecture », a-t-il circonscrit.

De plus, les présidents de deux Chambres du Parlement se sont aussi concerté autour de l’arrivée des parlementaires panafricains à Kinshasa, à partir de ce mardi 17 août 2021.

« Il y a des délégations du parlement panafricain qui arrivent à Kinshasa de haut niveau. Nous aurons plus de 13 délégations parlementaires, nos homologues qui vont conduire ces délégations.  Nous avons le devoir de nous concerter avec mon collègue et aîné de l’Assemblée nationale Christophe Mboso pour que tout se passe convenablement et selon la tradition africaine. C’est pour cette raison que nous étions accompagnés de nos experts respectifs pour nous assurer que tous les préparatifs vont bon train et en ce moment, je peux vous dire que tout est bien », a confié Modeste Bahati.

On rappelle que dès ce mardi 17 août, Kinshasa va accueillir certaines délégations qui viennent pour rencontrer le président en exercice de l’Union africaine, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Le Potentiel

 

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