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Les avantages du RAM aux Congolais, une année après

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Après le débat houleux sur la taxe RAM (Registre des appareils mobiles) suscité, le mercredi 29 septembre à l’Assemblée nationale, la Rédaction du journal Le Potentiel a contacté l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) et des experts pour éclairer l’opinion publique sur le bien-fondé de la RAM, une année depuis son lancement le 24 septembre 2020.

Joints, le mercredi 29 septembre par la Rédaction du journal Le Potentiel, des experts qui ont requis l’anonymat, portent à la connaissance de Congolais qu’une année après sa mise en œuvre, la redevance sur le Registre des Appareils Mobiles (RAM) a connu certaines avancées, notamment l’accès gratuit à Internet 24heures sur 24 sur les sept premiers sites pilotes. Et comme si cela ne suffisait pas, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a révélé son projet d’élargir ce spectre à 112 sites sur l’étendue du territoire national congolais d’ici à décembre 2021.

Internet gratuit 24h/24

Pour ces experts, la contrepartie directe de la taxe sur le RAM n’a pas de commune mesure avec les bénéfices que les utilisateurs des réseaux mobiles en tirent. Cette rémunération, précisent-ils, avait permis, dans un premier temps, trois heures d’accès gratuit à Internet à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Kintambo Magasin, l’Institut national du Bâtiment et des Travaux publics (INBTP), Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) et à l’Université pédagogique nationale (UPN), l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC) et l’Institut supérieur de commerce de Kinshasa (ISC). Pour l’heure, tous ces sites jouissent d’une connexion internet gratuite 24 heures sur 24.

Du reste, nous renseigne l’ARPTC, d’ici à décembre, au moins de 112 sites répartis sur toute l’étendue de la République jouiront du wifi gratuit. L’aéroport international de N’Djili fait partie des prochains qui en seront dotés, outre les universités et autres institutions d’enseignement supérieur publics ciblés.

Réduction de la fracture numérique en 2022

Et, à l’horizon 2022, 300 sites supplémentaires seront également opérationnels. L’ARPTC envisage, dans cette perspective, de réduire, tant que faire se peut, la fracture numérique quitte à faire accéder Internet, entendu comme le principal vecteur de développement culturel, économique et social, à une plus large majorité de Congolais qu’à présent.

Au sujet de la taxe perçue

Par ailleurs, l’ARPTC souligne que la rémunération perçue sur le RAM échelonnée sur six mensualités réparties sur six mois au départ, a été allongée sur dix mois. Ainsi, son coût déjà minime sera moins ressenti pour les utilisateurs des réseaux mobiles. Dès lors, la rémunération fixée à 1$ ou 100 unités l’an pour les téléphones 2G passe désormais de 0,17$ ou 17 unités le mois sur six mois à 0,10$ ou 10 unités le mois, étalé sur dix mois. Quant à la redevance sur les téléphones 3G, 4G et plus qui s’élève à 7$ soit 700 unités l’an, sa perception passe de 1,17$ ou 117 unités le mois à 0,70$ ou 70 unités le mois.

Autres avantages

Lancé le 24 septembre 2020, le registre des appareils mobiles (RAM) est un registre central où sont répertoriés les appareils mobiles utilisés en RDC : téléphones, smartphones, certaines tablettes communicantes, modems, routeurs et dongles USB ainsi que les appareils de connexion pour les services de télémesure ou télécommande Machine to Machine. Tous les appareils opérationnels connectés au réseau national sont donc automatiquement identifiés et enregistrés de sorte que le RAM de la RDC contient la base de données de tous les IMEI (International Mobile Equipment Identity ou Identité internationale d’équipement mobile) connectés aux réseaux de l’ensemble des opérateurs de téléphonie mobile. L’IMEI, numéro unique de quinze ou dix-sept chiffres, permet à l’opérateur, dans le cas d’espèce Vodacom, Airtel, Orange ou Africell, d’identifier tout appareil mobile de son réseau.

Accroissement de la sécurité et la qualité du réseau

D’une utilité indéniable pour le pays, le RAM a l’avantage de leur permettre d’accroître la sécurité et la qualité du réseau en RDC permettant la détection des appareils contrefaits altérant les équipements des réseaux téléphoniques. Et qui, par ricochet, causent la détérioration de la qualité du réseau. L’importance du RAM pour les usagers de téléphonie mobile se vérifie aussi dans la mesure où il les préserve des effets toxiques des appareils contrefaits dont les composantes ne sont pas conformes aux normes internationales de fabrication. Ce, eu égard à leur taux élevé de plomb nuisible à la santé et deviendra un réel problème de santé publique si l’on y prend garde à la longue. En outre, à l’aide du RAM, il y a de quoi décourager le vol d’appareils mobiles : suite soit à la perte, soit au vol de son téléphone ou de tout autre appareil mobile original, l’on peut le faire bloquer par son opérateur en sorte qu’il soit inutilisable par le nouvel acquéreur. Aussi, il peut être débloqué à la demande à partir du numéro IMEI repris au dos de l’appareil, sous la batterie, sur l’étiquette du coffret d’emballage ou sur la facture d’achat. Composer le *#06# fait apparaître automatiquement ce même numéro à l’écran d’un appareil original. Il s’agit toujours d’une série de quinze ou dix-sept chiffres. L’IMEI des appareils contrefaits par contre, est inférieur à quinze ou supérieur à dix-sept chiffres, voire carrément inexistant. Il est nécessaire de vérifier l’IMEI de son appareil pour en connaitre le statut, savoir déjà à l’achat, s’il est original et se préserver des risques liés à la contrefaçon en évitant d’en être victime. Le RAM offre la possibilité de le bloquer en cas de vol ou de perte et connaitre la règlementation qui s’applique à un appareil à SIM unique ou multi SIM. Il faut noter que l’utilisateur n’est pas en mesure de bloquer son appareil à distance. Il est tenu de se rendre auprès de l’opérateur, dans un shop, par exemple, car ce dernier procède à la vérification de l’identité de l’utilisateur avant d’accéder à sa demande de blocage de l’appareil auprès de l’ARPTC à partir du RAM. Cette opération peut se faire sur l’ensemble du territoire national et à travers tous les opérateurs locaux. Au cas où l’appareil est contrefait, l’opérateur n’est en mesure que de détruire la carte SIM.

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