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Biens mal acquis

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En 2007, le Comité catholique contre la faim (France) estimait à 180 milliards USD, le montant des avoirs détournés et des biens mal acquis par les dictateurs des pays du Sud, localisés dans les économies occidentales.

Depuis 10 ans, Transparency International et Sherpa mènent le combat contre le phénomène. Résultat : Sassou-Nguessso du Congo, feu Bongo Ondimba (père) du Gabon, Obiang Nguema de la Guinée Équatoriale ainsi que leurs proches sont sur la sellette.

Ces pseudo-monarques sont accusés des faits de blanchiment, notamment de détournement de fonds publics et de corruption au détriment de leurs populations. Cette « camorra » disposerait en France – pas seulement – de 65 propriétés de luxe et de plusieurs voitures de stars.

En 2019, la Banque mondiale évaluait les détournements entre 20 et 40 milliards USD par an à l’échelle du monde. Certes, la révélation a perturbé la conscience des dirigeants du Nord, paradis du recel et du blanchiment de l’argent volé au Sud. Ils ont donc décidé de confisquer les biens mobiliers et immobiliers illicites.

Désormais, un pays victime peut invoquer la convention des Nations unies contre la corruption, laquelle prévoit la restitution obligatoire des biens mal acquis. À condition d’engager des procédures nécessaires et de présenter sa requête par un pouvoir autre que celui qui a détourné.

La Suisse, notamment, a dû restituer l’argent volé à Haïti par Duvalier, au Nigéria par Abacha, aux Philippines par les Marcos et au Kazakhstan. Vous comprenez ainsi les hésitations de la France face aux procédures engagées contre Bongo père, Obiang et Sassou, exception faite de la restitution des avoirs à l’Ouzbékistan en 2019, après la mort du dictateur Islam Karimov.

La RD Congo est-elle concernée, Messieurs de Transparency International ? Parole à Me William Bourdon.

Ben-Clet

 

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