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Corruption, fraude et blanchiment de capitaux : L’APLC s’inspire de l’expérience kenyane

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Avec une expérience de plus de vingt ans dans la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux, la Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC) du Kenya s’engage à partager son expérience avec l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC).

La ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Rose Mutombo Kiese, a présidé, le jeudi 4 novembre à Kinshasa, la cérémonie de signature du mémorandum d’entente entre l’APLC (RDC) et l’EACC (Kenya).

Selon la ministre de la Justice, ce mémorandum d’entente traduit la concrétisation de deux accords signés entre le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi et son homologue Uhuru Kenyata du Kenya. Car, explique-t-elle, la lutte contre la corruption se trouve dans le programme du chef de l’Etat et de celui du gouvernement.

« Je suis heureuse de prendre la parole pour la concrétisation de nos deux agences parce que le ministère de la Justice que je représente, en ce jour, doit obligatoirement accompagner l’APLC. Parmi nos engagements, c’est de voir réellement cette agence fonctionner », a déclaré Rose Mutombo, espérant un renforcement des capacités de la part des experts kenyans qui ont plus d’expérience en la matière.

« Nous espérons également qu’il y aura une nouvelle façon de gérer, d’exécuter et de lutter contre la corruption sur le terrain », a-t-elle indiqué, avant de souhaiter bon vent à ces accords.

« Nous avons besoin d’un changement réel. Que la corruption qui a fait un long parcours dans notre pays puisse un jour s’arrêter, pourquoi pas l’éradiquer. A très bientôt, nous pourrions évaluer le travail qui sera fait par les agences », a-t-elle conclu.

Échanges structurels et permanents

D’après le coordonnateur de l’APLC, Thierry Mbulamoko, le mémorandum précise des échanges plus structurels et permanents entre les deux agences. Il s’agit, notamment, du renforcement des capacités du personnel sur le volet numérique.

« Plus nous numérisons le système, moins il y aura la fraude et la corruption. Cette coopération va aussi se baser sur les échanges des informations et des renseignements », a précisé Thierry Mbulamoko, avant d’inviter les médias à s’approprier la lutte contre la corruption, en dénonçant les cas de corruption et collaborer avec l’APLC.

Dans cette même optique, le chef de la Commission d’éthique et de la lutte contre la corruption du Kenya, Twalib Mbarak, estime que l’une des meilleures façons de combattre la corruption est d’avoir les médias brillants. Car, croit-il savoir, « la presse est une grande source qui permet de dévoiler les gros scandales ».

« Un partenariat égal »

Par ailleurs, le coordonnateur de l’APLC reconnait des avancées du Kenya dans la numérisation des données, en rapport avec la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et la criminalité transfrontalière.

A en croire Twalib Mbarak, le soutien technique que l’EACC compte apporter à l’APLC est axé sur la collecte, l’entreposage ou le stockage des preuves, dans la mesure où celles-ci sont plus importantes au niveau des cours et tribunaux.

« Nous sommes venus pour un partenariat égal avec la RDC. Car, nos problèmes sont aussi les problèmes de la RDC », a-t-il précisé.

En outre, il déplore la lenteur de l’évolution des Nouvelles technologies de l’information et de la communication en Afrique, affirmant que « cela occasionne les fuites et les détournements ».

Il sied de noter que la délégation kenyane de l’EACC, conduite par son CEO Twalib Mbarak, a séjourné du 2 au 7 novembre 2021 en RDC. Cette forte délégation a participé à plusieurs activités et séances de travail dans le cadre de leur mission à Kinshasa.

Stanislas Ntambwe

 

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