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La justice élève une nation

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’’60% des décisions de justice ne sont pas exécutés à cause des interférences de certains hauts cadres politiques.’’ L’alerte a été donnée lundi 8 novembre 2021 par le 1er président du Conseil d’État en présence du magistrat suprême, chef de l’État. C’était à l’occasion de la rentrée judiciaire 2021-2022 de cette plus haute juridiction de l’ordre administratif.

L’État de droit étant incompatible avec l’état actuel de choses, le Conseil d’État a sollicité du président de la République l’accompagnement d’une unité de police judiciaire des parquets près les juridictions de l’ordre administratif afin de faire respecter l’exécution des décisions de justice. Son argumentation est simple : le pays doit éviter aux administrés et aux partenaires de l’administration les conséquences dommageables, difficilement réparables à la longue, des décisions prises par l’administration.    

Sans conteste, la dénonciation faite par le Conseil d’État fait l’unanimité au pays. Autrefois, cette critique a été portée sur la place publique par le président Mobutu, au cours d’un congrès du parti-État. Le maréchal y dénonçait l’administration d’une justice favorable aux dignitaires et d’une autre préjudiciable au petit peuple.

Des décennies sont passées. Le pays a connu différents régimes politiques. Plus de 60 ans après l’indépendance, les populations restent confrontées au même phénomène. Un vent nouveau peut-il souffler sur l’appareil judiciaire en général, et sur la mentalité des dirigeants politiques, en particulier ?

Novembre 2021, les Congolais osent espérer. Ils espèrent que le Conseil d’État n’aura pas crié dans le désert. Ils souhaitent que le magistrat suprême, dont la vision requiert l’instauration d’un État de droit, souscrive à cette attente populaire. Ne dit-on pas que la justice élève une nation ?

Le Potentiel

 

 

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