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Patrick Muyaya : « Nous avons l’obligation d’agir ensemble »

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La RDC ne peut évoluer en vase clos face à la dynamique mondiale de lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent sur son territoire. C’est fort de cette évidence du terrorisme combattu en coalition que le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné l’obligation pour la RDC d’agir avec ses voisins pour neutraliser les radicaux qui sèment la mort dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, placées sous état de siège.

Dans un briefing mercredi 1er décembre en direct sur la télévision nationale (RTNC), le ministre de la Communication et des Médias, entouré des porte-paroles des FARDC et de la PNC, a justifié avec conviction les actions ciblées et concertées des armées ougandaise (UPDF) et congolaise (FARDC) contre les positions des terroristes ADF sur le sol congolais. L’évolution de la menace avec le mouvement des ADF, progressant vers l’Ituri, a motivé le déclenchement des opérations militaires, mardi 30 novembre. Comme pour dire, preuve à l’appui, qu’au soir du lundi 29 novembre, il n’y avait pas de militaires ougandais sur le sol congolais.

La mutualisation des renseignements FARDC – UPDF a permis de conjuguer les efforts pour lutter contre l’ennemi. Les actions militaires menées par les FARDC et les forces ougandaises ont été menées dans la forêt et non dans des villes, encore moins dans des villages.

L’on note qu’à 4 heures du matin du 30 novembre 2021, grâce à la technologie, les FARDC ont vu une colonne des ADF qui se dirigeaient vers l’Ituri. Cette évolution de menace a vite motivé l’enclenchement des opérations. C’est pour dire qu’il n’y avait aucun militaire ougandais sur le sol congolais en date du lundi 29 novembre, contrairement à ce qui a été distillé dans l’opinion, en renfort d’une vidéo du 25 mai 2021 qui a été abondamment partagée, dans laquelle les forces ougandaises seraient en RDC.

Ces précisions ont été apportées par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, avec à ses côtés les porte-paroles des FARDC et de la PNC.

En gros, le gouvernement de la République reste dans la dynamique mondiale de combattre le terrorisme en coalition. C’est pour dire que le pays a fait le choix d’avancer.

Dans tous les cas, l’heure n’est pas à la division, ni au découragement des unités sur les lignes de front. Les acteurs politiques comme la population doivent se ranger derrière l’armée nationale et les initiatives prises par le gouvernement de la République pour mettre fin au mouvement terroriste en RDC ainsi que leurs supplétifs. Il n’y a donc aucune raison, au stade actuel, pour les Congolais de faire le jeu de l’ennemi, notamment en vantant leurs prouesses. Car, toute agitation est expliquée. C’est que les groupes armés locaux, alliés aux ADF, ont compris que la mutualisation des forces était le début de la fin de leur aventure sur le sol congolais.

Pour Patrick Muyaya, les inquiétudes émises par certains compatriotes sont prises en compte. Elles se justifient, surtout du fait d’un passé difficile avec les pays voisins.

Pour ceux qui réclament un peu plus de communication, l’armée est claire : « la communication faite sur les opérations militaires sont mesurées et calculées. Une planification militaire n’est pas un cadeau à partager autour d’un banquet », a fait savoir le porte-parole militaire des FARDC, le général Léon-Richard Kasonga.

S’agissant de la polémique politicienne sur la saisine du Parlement pour son autorisation à engager les forces étrangères sur le sol congolais, il n’y a pas aucune procédure constitutionnelle qui édicte l’autorisation préalable du Parlement pour avoir un appui militaire, a fait savoir le porte-parole de la PNC qualifiant de populisme ce qui se raconte à ce sujet.

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