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Clash entre la GR et la garde de Kabund : Sale temps pour l’État de droit

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Alors que « l’État de droit », l’un des piliers de l’action du chef de l’État, est encore sujet à plusieurs critiques, des hommes du sérail du pouvoir multiplient eux-mêmes des abus, des excès de zèle et autres attitudes qui inquiètent parce que mettant en mal la détermination du cinquième président de la RDC à replacer le Congo sur des nouvelles bases. La séquence vidéo partagée sur les réseaux sociaux, mercredi 12 janvier montrant une brutalité inimaginable des policiers commis à la garde rapprochée de Jean-Marc Kabund, 1er vice-président de l’Assemblée nationale et président a.i de l’Udps, parti au pouvoir, contre un élément de la garde républicaine, par ailleurs, garde du corps d’une dame au volant d’une Range rover, et puis l’expédition punitive, du reste, regrettable, des éléments de la garde républicaine dans la résidence de Jean-Marc Kabund au quartier Kingabwa dans la commune de Limete, illustrent le sale temps que vit l’état de droit voulu par Félix Tshisekedi. Le salut passe impérativement par des actions judiciaires et des mesures fortes pour éviter d’autres spectacles dans l’avenir.

Des bavures et autres scènes de honte se succèdent dans les rangs du pouvoir. Un tel comportement, qui frise un véritable manque de discipline, il faut l’avouer, n’honore ni le chef de l’État ni le peuple qui, pourtant, avait placé toute sa confiance en ce régime post-alternance. Le dernier acte en date, c’est celui qui s’est déroulé, mercredi 12 janvier sur la route Poids lourd, au quartier Kingabwa, dans la commune de Limete.

En effet, des éléments de la Garde républicaine (GR) ont désarmé, mercredi 12 janvier dans l’après-midi, la garde rapprochée de Jean-Marc Kabund, 1er vice-président de l’Assemblée nationale et secrétaire général ai de l’UDPS, parti au pouvoir, tout en vandalisant sa résidence familiale au quartier Kingabwa Madrandele, selon des témoins sur place et les images de l’intérieur de la maison véhiculées sur la toile.

Néanmoins, plusieurs heures auparavant, une vidéo devenue virale sur la toile, a montré les policiers commis à la garde du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, brutalisant sur la voie publique un militaire de la Garde républicaine qui était garde du corps d’une dame à bord d’une jeep Range Rover. Cet élément de GR a été désarmé et brutalement extirpé de la jeep, selon des témoins.

Dérapages de trop

Pour bien des observateurs, il s’agit des dérapages de trop qui appellent à des décisions courageuses, allant dans le sens de réajuster la conduite, mieux, le comportement des différentes personnalités qui s’arrogent trop de pouvoir. Car, si le propriétaire de la jeep ayant pris le sens contraire a commis une contravention, l’ordre donné aux policiers d’interpeller la jeep relève de l’abus de pouvoir dès lors que cette tâche revient à la police de circulation routière.

Bien plus, les policiers qui désarment l’élément de la Garde républicaine (!), tout comme les éléments de la Garde républicaine qui saccagent la résidence du 1er vice-président de l’Assemblée nationale (en fonction) par une intrusion qui frise la barbarie, tombent tous sous le coup de la violation des lois et des textes en vigueur.

Ainsi, faut-il rappeler qu’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, c’est le rôle que l’État congolais a confié aux agents de la Police nationale congolaise (PNC). Et dans un État de droit tel que voulu par le président de la République, personne n’a le droit d’abuser de son statut pour employer ses gardes du corps (éléments de la PNC) aux abus, trafics d’influence ou autres fins privées.

Il en est de même de la Garde républicaine qui a en sus des missions communes dévolues à l’armée, les missions spécifiques, aux termes de l’ordonnance n° 13-063 portant organisation et fonctionnement de la garde républicaine, du 22 juin 2013, d’assurer : la garde et la protection du président de la République et de sa famille ainsi que des hôtes de marque ; la sécurité des biens et des installations présidentiels ; les escortes et les honneurs au niveau de la Présidence de la République. Et en cas d’urgence ou de nécessité, la GR peut être réquisitionnée et engagée dans les combats (au front) ou dans les opérations de maintien ou de rétablissement de l’ordre public.

Ainsi compris, si chaque unité œuvrant sous le drapeau respecte sa ligne de démarcation, personne ne fera ombrage à personne. Et l’État de droit fera bien son bonhomme de chemin.

Le Potentiel

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