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La RDC aux commandes de la CÉÉAC : rentabiliser les acquis de l’ouverture diplomatique

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À quelques jours de rendre le tablier de l’Union Africaine dont il a assumé la présidence tournante durant une année, le président Félix -Antoine Tshisekedi Tshilombo a été investi comme président de la Communauté Economique des États de l’Afrique centrale (CÉÉAC) pour un an. La cérémonie s’est déroulée, mercredi 19 janvier 2022 à Brazzaville, en République du Congo, au cours de la 20ème session de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de cette organisation régionale. Il succède ainsi au président Denis Sassou N’guesso qui vient d’achever son mandat. Le thème de cette mandature à la CÉÉAC, c’est « L’éducation, la santé et la culture », avec un sous-thème : « Former pour rendre autonome », en s’appuyant sur l’agenda 2063 de l’Union africaine. « C’est à cette occasion que la transmission de flambeau de la CÉÉAC passe d’une rive à une autre du majestueux fleuve Congo », a dit Denis Sassou, en passant le témoin à Félix Tshisekedi à qui il a assuré son total soutien. À Kinshasa, le peuple attend voir les retombées réelles de cette ascension fulgurante de la RDC sur l’échiquier continental et régional.

Le président Félix-Antoine Tshisekedi a pris, mercredi 19 janvier à Brazzaville, la présidence tournante de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CÉÉAC), après avoir exercé la présidence tournante de l’Union Africaine pour l’exercice 2021.

La passation du pouvoir entre le sortant Denis Sasou N’guesso et l’entrant Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo était parmi les moments forts des travaux de la XXe session de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CÉÉAC qui se sont ouverts le même mercredi matin à Brazzaville, a rapporté la Cellule de communication présidentielle.

Sur les 11 chefs d’État de la CÉÉAC, 5 étaient présents à ce 20ème sommet, notamment, Denis Sassou Nguesso de la République du Congo et président en exercice sortant de la CÉÉAC ; Félix-Antoine Tshisekedi de la République Démocratique du Congo ; président en exercice de l’Union Africaine et président en exercice entrant de la CÉÉAC ; Joao Lourenço de l’Angola ; Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale et Archange Touadera de la République Centrafricaine. Les 6 autres pays membres ont envoyé des hauts représentants au Centre International de conférence de Kintele, dans la périphérie de Brazzaville.

Le programme de cette réunion prévoyait les allocutions respectives de Lounceny Fall, représentant spécial du SG de l’ONU pour l’Afrique centrale ; Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine ; Gilberto da Predade Verissimo, président de la Commission de la CÉÉAC et l’allocution d’ouverture du président sortant, Denis Sassou N’gusesso.

« C’est à cette occasion que la transmission de flambeau de la CEEAC passe d’une rive à une autre du majestueux fleuve Congo », a dit Denis Sassou, en remettant le flambeau du pouvoir à Félix Tshisekedi et en lui assurant son total soutien.

Dans son discours d’acceptation, le président de la République Démocratique du Congo a étalé les objectifs à poursuivre et/ou à atteindre. Sous son mandat, Félix Tshisekedi a promis, entre autres, de réaliser l’autonomie collective, la stabilité économique, contribuer au progrès du continent africain ; de faire de l’Afrique centrale une région réellement autonome ; ainsi que la transformation positive de notre société.

Le tout nouveau président en exercice de la CÉÉAC a rappelé la quête du progrès et du développement en Afrique centrale avant de clore son propos sur la reconnaissance par l’Unesco de la Rumba congolaise (RD Congo et République du Congo) dans le patrimoine immatériel de l’Unesco et donc une fierté de l’Afrique centrale, en particulier, et de l’Afrique, en général.

Arrivé mardi 18 janvier soir à Brazzaville, le chef de l’État rd-congolais était accompagné de quelques membres du gouvernement et de ses collaborateurs.

Rentabiliser les acquis

Au pays, d’aucuns saluent cette percée diplomatique agissante qui rouvre la RDC au monde. Seulement, il ne suffit pas de s’émerveiller et de verser dans un triomphalisme béat, en se contentant de fredonner à longueur de journée : la RDC est de nouveau fréquentable ! Au-delà de l’euphorie, il faudra plutôt rentabiliser les acquis afin que le pays et son peuple se retrouvent.

Sinon, à quoi sert-il à un peuple de consentir des sacrifices au nom d’une visibilité transparente de son pays alors qu’à l’interne, on ne récolte pas de retombées significatives. Tant il est vrai que l’adhésion à toutes ces organisations régionales et internationales implique d’énormes cotisations. Le pays de Tshisekedi, qui a déjà beaucoup de défis à relever à l’interne, devra veiller à ne pas s’enliser, une fois de plus, dans le cycle d’un endettement infernal. « Qui trop embrasse, mal étreint », enseigne la sagesse.

Parcours d’une organisation en pleine réforme

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo prend la présidence de la CÉÉAC au moment où cette organisation sous-régionale de l’Afrique centrale est en pleine réforme en vue de sa redynamisation. Pour rappel, déjà le 31 octobre 2007, lors de la XIIIe session de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC, le chef de l’État de la RDC, Joseph Kabila, avait été choisi président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale par ses collègues, au sommet de cette organisation sous régionale à Brazzaville, capitale de la République du Congo.

Créée en 1983, sur les cendres de l’Union économique et douanière des Etats de l’Afrique centrale (UDEAC), la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale, CÉÉAC en sigle, est une organisation internationale sous régionale, regroupant 11 États de l’Afrique Centrale, à savoir l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la République centre africaine, la République Démocratique du Congo, la République du Congo, le Rwanda, Sao Tomé & Principe et le Tchad. Elle est donc à son 20ème sommet depuis sa création, le 18 octobre 1983. Le développement économique, social et culturel des pays de la sous-région de l’Afrique centrale pour aboutir à la création d’un marché commun de la CÉÉAC est son objectif majeur.

Le Potentiel

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