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Présidentielle française 2022 : Emmanuel Macron bientôt candidat à l’Élysée

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La fenêtre de tir approche. Elle s’est ouverte mercredi dernier à l’issue du discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement de Strasbourg pour lancer la présidence française de l’Union européenne. Ce discours du 19 janvier, c’était la limite qu’il s’était fixé pour entrer dans la course électorale. Favori des sondages, il ne voulait pas le prononcer dans le costume de candidat mais de chef de l’État pour donner plus de poids à la parole de la France. Cette tâche accomplie, le compte à rebours est lancé. Cela ne laisse pas de place au doute, Emmanuel Macron va bientôt se déclarer candidat à sa succession.

L’entourage d’ Emmanuel Macron a laissé entendre que leur champion entrerait dans la course présidentielle après le discours prononcé mercredi dernier à Strasbourg sur la présidence française de l’Union européenne. Maintenant, tout le monde attend avidement qu’il se déclare candidat pour que la campagne présidentielle décolle enfin.  

Les candidats à l’élection présidentielle, principalement Valérie Pécresse, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon  tentent de lancer le duel avec « Jupiter » (surnom  donné à Emmanuel Macron). Mais ce dernier se garde bien de saisir ces perches.

Ils piaffent d’impatience, comptent les jours et espèrent que l’attente ne durera pas trop longtemps. L’annonce de la candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, ce sont ses rivaux qui l’attendent le plus. Ils veulent en découdre. Face à une campagne atone, qui peine à intéresser les foules et à se déterminer, l’entrée en scène de l’acteur principal tarde.

C’est un classique, un président sortant n’a aucun intérêt à sortir du bois trop tôt. Il est bien plus confortable d’épuiser ses concurrents dans une course de fond, de les renvoyer à des débats subalternes (Primaire populaire et autres négociations partisanes…) pour donner plus de relief à sa présidentialité.  

À l’inverse, tous les candidats s’arrachent le Chef de l’État. Se mettre à sa hauteur, c’est l’assurance de braquer les projecteurs sur soi, de donner l’illusion que le premier tour ne sera qu’une formalité. Installer, déjà, le match du second tour que l’on espère tant.

Deux options pour sa déclaration

Mais quand et comment Emmanuel Macron annoncera-t-il qu’il se lance dans la course à la présidentielle ? Deux options sont sur la table des stratèges de la macronie pour la mise en orbite du candidat Macron. Pour trouver la meilleure fenêtre de tir, les conseillers du président regardent attentivement les chiffres de l’épidémie de la covid-19.

Le pic de la cinquième vague de la covid-19 en France est proche. Et c’est une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron. En effet, l’entourage du président regarde avec attention ces chiffres. La déclaration de sa candidature dépend donc de l’évolution de l’épidémie, alors qu’une accalmie semble se dessiner dans les services de soins critiques qui reçoivent des malades du coronavirus, où les hospitalisations sont en légère baisse ces derniers jours.

Pour le moment, c’est clairement le variant Omicron qui fixe le calendrier d’Emmanuel Macron. Mais en coulisse, on s’affaire déjà. Selon les informations de nos confrères d’Europe 1, le gouvernement espère une sortie de crise d’ici à 15 jours à trois semaines. C’est pourquoi plusieurs proches du chef de l’État confient que la consigne leur a été donnée de se tenir prêts pour se lancer dans la bataille de 2022 à tout moment. Dès qu’Emmanuel Macron jugera le moment opportun. « J’ai envie », a-t-il déclaré dans une interview au Parisien.

Le calendrier de levée progressive des restrictions sanitaires présenté, jeudi 20 janvier, en conférence de presse, par le Premier ministre, Jean Castex, a pour objectif de préparer le terrain avant sa déclaration officielle de candidature. Il y a une volonté de vanter le bilan et la gestion de la crise, histoire de mettre l’accent sur ces nouvelles positives pour l’exécutif à quelques semaines de l’élection présidentielle. Plus rien ne retient désormais Emmanuel Macron de se porter candidat à sa réélection dans quelques jours.

Aussi, à l’Élysée, ordre a également été donné d’éviter la moindre polémique, comme celle autour des vacances du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, à Ibiza la semaine dernière. En clair, Emmanuel Macron attend que l’horizon soit parfaitement dégagé pour enfin officialiser sa candidature. Du président candidat, il se transformera en candidat président.

D’après le Journal du dimanche (JDD), deux options sont sur la table des stratèges de la macronie pour la mise en orbite du candidat Macron. La première : une déclaration de candidature à la fin du mois de janvier, dès l’apparition d’une décrue des entrées à l’hôpital. La seconde option : une déclaration un peu plus tard, vers la mi-février, pour une campagne encore plus expresse.

L’entourage d’Emmanuel Macron veut en faire un non-événement politique et tentera de le banaliser par une simple déclaration, un communiqué ? Peut-être, sachant que sa volonté de rester cinq ans de plus ne fait guère de doute. Et surtout, dans l’imaginaire des Français, le chef de l’État est déjà en campagne.

Le favori des sondages

Il reste le favori. À soixante-seize jours du premier tour de l’élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron reste en tête dans toutes les enquêtes d’opinion. Et il demeure également, pour les Français (un sur deux, 48%), celui qui a le plus de chances de gagner en avril prochain.

Si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, il arriverait largement en tête du premier tour  avec 24% des intentions de vote, devant Valérie Pécresse  (18%), Marine Le Pen (17%). Éric Zemmour (Reconquête) est donné en 4ème position à 13%, selon le baromètre OpinionWay – Kéa Parteners pour Les Echos et Radio Classique publié jeudi 20 janvier.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon(LFI) arriverait en tête des intentions de vote avec 9%. L’ex-ministre de François Hollande, Christiane Taubira, entrée dans la course le week-end dernier, recueille 6%, devant l’écologiste Yannick Jadot (5%) et la socialiste Anne Hidalgo (3%).   

Au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait dans les deux configurations : face à Valérie Pécresse (53%-47%) et contre Marine Le Pen (57%-43%).

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Sondage réalisé du 17 au 20 janvier par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon de 1.603 personnes inscrites sur listes électorales, issu d’un échantillon de 1.748 personnes  représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur comprise entre 1,1 et 2,5 points.

Robert Kongo, correspondant en France

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