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Une session déjà chargée

Déjà chargée, ladite session devra réformer la loi électorale. Ainsi, le parlement se prononcera sur le mode de scrutin, la présidentielle à un ou deux tours et la lancinante question de la congolité.

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Qu’ils se soient retrempés, ou non, dans leurs fiefs électoraux pendant les vacances parlementaires, députés et sénateurs renouent avec le Palais du Peuple demain mardi 15 mars.

Comme à l’accoutumée, chacun s’emmènera avec un cahier des charges, en guise de rapport de terrain censé refléter les préoccupations de ses électeurs. Voilà pour la tradition.
L’actualité, cependant, est marquée par les cris de révolte et les alertes lancés par l’opposition et la société civile. Il s’agit pour maints observateurs d’exercer une pression conséquente sur les parlementaires, pour les pousser à privilégier, dès cette session, l’adoption des lois essentielles. Celles-ci présentant une garantie d’organiser des élections crédibles, démocratiques, transparentes, inclusives et apaisées dans le délai constitutionnel.

Peut-on attendre des députés et sénateurs la volonté d’accompagner le peuple dans cette voie ? De toutes les manières, quoi qu’ils fassent, ils seront suivis à la loupe. Ils ne distrairont plus l’opinion en programmant leurs problèmes particuliers à l’agenda de la session.

Déjà chargée, ladite session devra réformer la loi électorale. Ainsi, le parlement se prononcera sur le mode de scrutin, la présidentielle à un ou deux tours et la lancinante question de la congolité. Il aura également à lever l’option sur le quotient électoral, la proportionnelle, le seuil d’éligibilité et la hauteur de la caution à divers échelons.

D’autres urgences figurent sur la liste. Notamment l’acceptation ou le rejet du pouvoir dynastique illustré par la validation des candidats et suppléants issus d’une seule et même famille biologique. Ou la privatisation des mandats électifs exprimée par plusieurs candidatures d’un même individu à diverses élections.

Un sursaut de patriotisme exhorte les parlementaires à casser les verrous qui menacent le quatrième cycle électoral.

Christophe Mboso, Pdt AN.

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