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Vétusté du rail en RDC : un défi majeur pour le gouvernement des « Warriors »

Tout un chantier. Toute une urgence. Les chemins de fer en RDC. Depuis des décennies, l’état actuel des voies ferrées existantes, qu’il s’agisse d’infrastructures permanentes ou du matériel roulant, laisse à désirer. Conséquence : les déraillements de train sont fréquents, à l’instar de celui qui s’est produit au km 614 entre les villages Kitenta et Buyofwe à 19 kms du chef-lieu du territoire de Lubudi, dans le Lualaba, faisant un bilan humain lourd de 75 morts. Pour mettre fin à cette fréquence répétitive de la comptabilité macabre sur les voies ferrées, le gouvernement de la République doit urgemment se pencher sur le renouvellement du matériel roulant vétuste et tabler, sans tarder, sur des investissements nécessaires à la réhabilitation des infrastructures en mauvais état.

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train sncc rdc

La comptabilité macabre en République démocratique du Congo (RDC) varie d’un secteur à un autre, comme pour dire que c’est un pays qui demeure un chantier, plusieurs années après l’indépendance. Jeudi 10 mars dans la soirée, un accident de train a fait 75 morts et 125 blessés, selon un nouveau bilan établi dimanche par la Société nationale des chemins de fer (SNCC) et diffusé par le ministère de la Communication et médias. Les raisons de l’accident ne sont pas encore précisées, mais la vétusté des rails en est vraisemblablement une des causes. L’engin accidenté était un train de marchandise dans lequel se trouvaient des centaines de passagers.

Dimanche, après la visite du directeur général de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), Fabien Mutomb, sur les lieux du déraillement, celui-ci « a communiqué le bilan officiel de 75 décès et 125 blessés, dont 28 avec un traumatisme grave, orientés vers les centres médicaux spécialisés », a indiqué sur Twitter le ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Dans la foulée, Fabien Mutomb est invité à Kinshasa « pour d’autres dispositions pratiques liées à la gestion des dégâts causés par ce drame ».

Le convoi accidenté, composé de 15 wagons, était un train de marchandises, mais à bord duquel avaient pris place plusieurs centaines de passagers clandestins, avait précisé samedi 12 mars à l’AFP, Manyonga Ndambo, directeur chargé des infrastructures à la SNCC, joint par téléphone depuis Lubumbashi. Le train venait de Luena, dans la province voisine du Haut-Lomami et se dirigeait vers la ville minière de Tenke. Il a déraillé « à un endroit où il y a des ravins », dans lesquels sont tombés 7 des 15 wagons, avait-il ajouté.

Prendre le taureau par les cornes

Avec la démographie à grande échelle, sans compter l’accroissement des échanges commerciaux entre les différentes parties du pays, il est évident que le secteur du transport ferroviaire permet de baisser le coût de la tonne au kilomètre, comparativement aux autres modes de transport.

Ainsi, le réseau ferroviaire peut bien jouer un puissant rôle moteur dans le développement économique de la RDC. D’où, des défis majeurs à relever, notamment celui de stopper le spectre de disparition qui menace les lignes ferroviaires congolaises. On ne peut donc pas s’attendre à la remontée sur le podium de la SNCC en matière de transport de surface sans prendre le taureau par les cornes, c’est-à-dire moderniser tout le circuit y relatif.

Une bonne gestion, c’est aussi cela. Savoir planifier les choses ; savoir anticiper sur les événements et non les subir après-coup pour, chaque fois, venir faire a posteriori la comptabilité macabre suivie des dons populistes aux familles des victimes.

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