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Prise en charge des populations civiles : la communauté humanitaire sollicite la souplesse du gouvernement congolais

La problématique de la prise en charge des populations civiles dans les zones des conflits armés, la question de la sécurité des acteurs humanitaires, le non-respect du pacte international humanitaire par les forces négatives, tels sont, entre autres points inscrits à l’ordre du jour d’une réunion de haut niveau entre le ministre des Affaires sociales, Modeste Mutinga, et les ambassadeurs plénipotentiaires des principaux pays occidentaux, bailleurs de fonds, lundi 28 mars à Kinshasa.

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modeste mutinga

Le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Modeste Mutinga a eu des échanges francs avec les ambassadeurs plénipotentiaires des principaux pays occidentaux qui soutiennent la République démocratique du Congo sur le plan humanitaire, hier lundi 28 mars 2022 dans son cabinet de travail.

Au total, dix ambassadeurs plénipotentiaires ont pris part à cette réunion de haut niveau. Les deux parties ont tablé sur certains points capitaux qui retiennent l’attention de la communauté humanitaire. Il s’agit de la problématique de la prise en charge des populations civiles dans les zones des conflits armés, de la question de la sécurité des acteurs humanitaires victimes des attaques à répétition des groupes rebelles, du non-respect du pacte international humanitaire par les forces négatives ainsi que de la sempiternelle question du processus administratif. Cela, afin de faciliter le travail des organisations humanitaires internationales basées en République démocratique du Congo dans l’importation des véhicules, des produits alimentaires et des matériels indispensables pour effectuer avec quiétude leur travail de terrain.

Modeste Mutinga a remercié la communauté humanitaire d’accompagner de « façon ardue » le gouvernement congolais, malgré les problèmes inhérents à la guerre dans la partie Est du pays, tout en la rassurant de la ferme volonté du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et du Premier ministre Jean Michel Sama Lukonde d’œuvrer sans anicroche pour le retour rapide de la paix dans les provinces sous état de siège, à savoir le Nord-Kivu et l’Ituri.

modeste mutinga

Mutinga fixe le cap !

Pour le ministre des Affaires sociales, les différentes préoccupations soulevées par les ambassadeurs plénipotentiaires peut se résumer en deux messages forts. Le premier message est celui relatif aux efforts que doit fournir le gouvernement congolais pour faciliter la tâche aux organisations humanitaires internationales d’accéder facilement et rapidement à certains documents administratifs, dont les arrêtés interministériels.

Sur ce point précis, Modeste Mutinga a réaffirmé tout son engagement d’accompagner les organisations humanitaires internationales nécessiteuses d’obtenir les arrêtés interministériels.

Ravis par cette marque d’attention du ministre Mutinga à leurs préoccupations, quasiment tous les ambassadeurs présents dans cette réunion ont loué la promptitude de leur hôte et lui ont prié de continuer dans la même lancée.

Abordant le deuxième message, Modeste Mutinga s’est attardé sur l’impérieuse nécessité pour son gouvernement de se battre bec et ongle pour que la crise en RDC ne puisse devenir une crise oubliée.

« C’est là l’importance de ces échanges de haut niveau avec la communauté humanitaire pour que la situation dramatique de la crise dans l’Est du pays ne puisse devenir désuète », a-t-il ajouté.

Satisfecit et interpellation des bailleurs des fonds

mutinga ambassadeurs occidentaux

Les ambassadeurs plénipotentiaires ont salué le dynamisme du ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale dans la recherche des solutions aux problèmes humanitaires qu’on lui pose tout en lui présentant leurs inquiétudes.

D’un même ton, les représentants de la France, de la Suède, de la Norvège, de l’Allemagne, de la Belgique, des USA, de la Suisse, de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas ont invité le gouvernement congolais à tout mettre en œuvre pour aider les humanitaires à mieux faire leur travail.

Pour ces diplomatiques, si la RDC n’y prend garde, sa crise risque d’être complétement oubliée par la communauté internationale au détriment des autres crises à l’instar de la crise en Ukraine.

Les ambassadeurs ont exigé au gouvernement congolais de tenir compte de plusieurs préalables indispensables pouvant permettre aux bailleurs de fonds de continuer à soutenir la RDC. Parmi ces préalables, on peut citer, le retour de la paix dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la problématique d’accès humanitaire et la protection des acteurs humanitaires ainsi que la question préoccupante du processus administratif pouvant faciliter les organisations humanitaires internationales à mieux faire leur travail.

A en croire l’ambassadeur de la Suède en RDC, Henric Rasbrant, les bailleurs de fonds sont disposés à accompagner le gouvernement congolais, mais il y a nécessité de conjuguer des efforts de façon concertée pour permettre aux vulnérables ainsi qu’aux paisibles citoyens de vaquer librement à leurs occupations et ce, en toute quiétude.

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