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Après sa validation : La stratégie nationale du P-DDRCS à l’heure des ajustements

Depuis l’échec du troisième programme de « Désarmement, démobilisation et réintégration » dans l’est de la RDC (DDR3), qui devait commencer en 2015, mais n’a jamais pris corps, la RDC n’avait plus de programme de cette nature pourtant indispensable pour espérer progresser sur la voie de la paix dans sa partie orientale. Pour le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, le plan stratégique validé du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS) est appelé à des ajustements que requièrent les spécificités provinciales et locales à faire face durant sa phase d’opérationnalisation.

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sama lukonde

Depuis 2003, au moins trois programmes de DDR ont été organisés en RDC, sans enregistrer des avancées décisives. Et ce nouveau programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS), dont la stratégie nationale a été validée, lundi 4 avril, au cours de la réunion du comité de pilotage, Félix-Antoine Tshisekedi le veut différent.

Dans son mot d’ouverture, en sa qualité de président du Comité de Pilotage du P-DDRCS, le chef de l’Etat a loué la qualité du travail abattu par les experts du gouvernement en synergie avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux ainsi que la Société civile, pour concevoir ce document stratégique qu’il considère par ailleurs comme une feuille de route, dont la mise en œuvre devra concourir à la pacification de l’Est du pays.  

Cette stratégie nationale du P-DDRCS, a-t-il nuancé, ne peut se suffire à elle-même. « Son effectivité dépendra de sa mise en œuvre par les différentes composantes impliquées et regroupées dans le Comité de pilotage », a indiqué le président de la République.

Selon lui, ce plan stratégique est appelé à des ajustements que requièrent les spécificités provinciales et locales à faire face durant sa phase d’opérationnalisation.

Dans la foulée, les diplomates et représentants des bailleurs de fonds ont, tour à tour, pris la parole pour confirmer leur engagement.

Le gouverneur du Sud-Kivu Théo Ngwabije a, au nom de tous ces collègues, indiqué que la nouvelle approche du chef de l’Etat va marquer un tournant dans la pacification de l’Est du pays.

Les ambassadeurs de la Grande-Bretagne, de la Chine, du Japon, ainsi que les représentants de l’Union européenne et du Système des Nations unies ont, pour leur part, salué le leadership du chef de l’Etat congolais dans l’élaboration et l’adoption de ce document stratégique pour la paix et la croissance inclusive en RDC. Ils ont également réitéré leur appui à la politique du gouvernement en matière de stabilisation, de sécurité et de relance économique dans l’Est du pays.

De son côté, la cheffe de la Monusco a insisté sur le caractère volontaire des candidats au P-DDRCS. Car, a-t-elle estimé, les combattants capturés ne peuvent pas être bénéficiaires de ce programme. 

Clôturant les travaux, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a exprimé sa satisfaction pour l’engagement pris par les différents partenaires de la RDC dans la réussite de ce programme.

Pour rappel, créé par ordonnance, le 4 juillet 2021, le P-DDRCS a pour objectifs spécifiques de contribuer à la résolution des conflits et à la cohésion sociale dans les zones ciblées ; de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat dans les zones affectées par les conflits et d’améliorer la sécurité et de contribuer au renforcement de la gouvernance locale participative et d’assurer la réintégration durable des bénéficiaires du programme.

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