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Violences basées sur le genre en milieu scolaire : la question s’invite dans le budget de l’État

Le gouvernement congolais est appelé à inscrire dans le budget de l’État la question des violences basées sur le genre. Il est temps que cela quitte le domaine humanitaire et s’inscrive dans le processus du développement durable. C’est l’une des recommandations formulées par les participants à l’atelier organisé avec l’appui du Projet d’équité et de renforcement du système éducatif (PERSE) sur la mutualisation des efforts pour la mitigation de l’exploitation, abus sexuel et harcèlement sexuel (EAS/HS) en milieu scolaire, organisé en trois jours, soit du mardi 29 au jeudi 31 mars 12022, à Béatrice Hôtel à Kinshasa-Gombe.

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Les acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le Genre (VBG) en RDC ont participé, du mardi 29 au jeudi 31 mars 12022, à Béatrice Hôtel dans la commune de la Gombe à Kinshasa, en vue d’une mobilisation plus large des communautés éducatives contre l’exploitation, abus sexuel et harcèlement sexuel (EAS/HS) en milieu scolaire.

Organisé avec l’appui du Projet d’équité et de renforcement du système éducatif (PERSE), cet atelier financé par la Banque mondiale, vise à renforcer la lutte contre l’exploitation, abus sexuel et harcèlement sexuel en milieu scolaire par la mutualisation des efforts entre acteurs étatiques en vue d’améliorer la prévention et l’efficience de la prise en charge des survivant(e)s par une approche holistique (incluant l’assistance juridique, judiciaire, médicale, psycho-sociale) et d’atténuer de récurrence des cas.

Au cours de cet atelier, les participants ont identifié les différentes initiatives de prévention et de réponse contre les EAS/HS en milieu scolaire : analyser l’efficacité des stratégies existantes en matière d’atténuation des EAS/HS en milieu scolaire et en faveur de l’enfant.
Cet atelier a eu également pour objectif d’identifier les défis liés à la prévention et l’atténuation des incidents EAS/HS en milieu scolaire : mettre en place un circuit de partage d’informations entre acteurs œuvrant dans la lutte contre les EAS/HS en milieu scolaire en synergie avec les autres interventions.

Des recommandations pertinentes

À l’issue de cet atelier, les participants ont formulé plusieurs recommandations, lues par Mme Bibiche Mondjaka, experte en communication à PERSE, notamment en ce qui concerne la prévention.

Au ministère de l’EPST, il a été recommandé de rendre opérationnel un cadre de mutualisation des initiatives de prévention et de réponse pour l’atténuation des incidents EAS/HS en milieu scolaire ; de doter le cadre de mutualisation, d’une stratégie de communication en vue de renforcer la mobilisation des parties prenantes et des communautés éducatives.

Au ministère de la Santé, de renforcer les structures médico-sanitaires en intrants (Kits PEP) et médicaments pour une prise en charge adéquate des incidents référés ; aux Affaires Sociales, de pourvoir et améliorer l’opérationnalisation des corps des assistants sociaux dans toutes les écoles de la République pour une mutualisation efficiente de la prévention ; à celui de la Justice, il est recommandé de vulgariser et appliquer les instruments juridiques en rapport avec les EAS/HS en milieu scolaire pour une réelle mutualisation dans la prévention.

Quant au ministère du Budget, il devra allouer des lignes budgétaires conséquentes pour la réalisation des actions pour la lutte contre les EAS/HS en milieu scolaire pour une meilleure mutualisation dans la prévention
L’atelier de Béatrice Hôtel a regroupé les experts de différentes institutions politiques du pays, notamment la Présidence de la République, l’Assemblée nationale et le Sénat, la Primature, une dizaine de ministères, des projets financés par les bailleurs dans le secteur de l’éducation et de protection de l’enfant à l’instar de PERSE, et autres structures étatiques essentiellement relevant du ministère de l’EPST et de celui du Genre, famille et enfant. Le fonds social de la République, la Police de protection de l’enfant et prévention des AGB, des acteurs non gouvernementaux, les partenaires techniques et financiers et autres personnes ressources ont pris part à cet atelier par leurs experts respectifs.

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