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Kinshasa : Les 3 ans de la mort de Me Liyolo célébrés dans le recueillement

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« Il n’y a pas de programme cette année. Juste un recueillement en famille et un affichage sur le boulevard », a précisé au Courrier de Kinshasa, Myoto Liyolo, directrice de la Fondation Liyolo. Cette précision est d’autant plus nécessaire qu’à l’occasion de deux ans de la disparition du maître, la Fondation Liyolo avait organisé, du 28 mai au 5 juin 2021, un événement en sa mémoire, l’exposition « Liyolo empreintes ». C’était, certes, l’occasion de revenir sur le parcours sans égal de l’illustre sculpteur mort en Autriche. Mais aussi de donner le privilège aux visiteurs de contempler alors certaines des œuvres de sa collection privée.

Si la famille Liyolo a fait le choix du recueillement cette année, Myoto a néanmoins prévenu : « Les grandes choses se feront l’année prochaine ».

Du reste, quoique de son côté elle ait joué la carte de la discrétion, l’on a noté des initiatives personnelles d’artistes, notamment une publication du slameur Yekima De Bel’Art sur sa page Facebook. Le texte intitulé au nom du “Me Alfred Liyolo” n’est ni plus ni moins qu’un vibrant hommage rendu à sa prestigieuse personne. Sculptant les mots, il y livre le récit de vie du sculpteur émérite partant de ses origines: « C’est l’histoire du fils de Bolobo qui conquiert le monde à coups d’ébauchoir. Au final, C’est l’histoire du fils du Congo/ qui par l’airain en sculpte les visages du beau ».

Par ailleurs, Myoto Liyolo, lors de cet entretien autour du maître, a émis le regret que « cinquante ans après son combat, les mêmes problèmes qui se posaient sur la valorisation de la culture et de l’art restent d’actualité ».

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Il est paru aberrant à ses yeux que le contexte soit resté inchangé à ce jour, évoquant « le manque de cadre, de compréhension et l’absence d’une part active du gouvernement au dialogue sur ce propos ».

« Les culturels ne savent pas s’organiser, car le premier investisseur devait d’abord être le gouvernement, quitte à promouvoir, au-delà de la musique, l’entrepreneuriat culturel et la valorisation des métiers de l’art », a-t-elle souligné.

Pas étonnant dès lors que, déplore la directrice de la Fondation Liyolo, « l’artiste congolais continue d’être indigent, en majorité. Et pourtant, il y a un foisonnement extraordinaire de créativité à travers le pays qui mérite d’être reconnu et traité à sa juste valeur ».

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