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Ce qu’il faut améliorer [Édito]

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Depuis la rentrée parlementaire de mars, il pleut sur le bureau de l’Assemblée nationale une cascade de propositions visant à améliorer la loi électorale de 2016 tombée, dit-on, en désuétude. L’enthousiasme des auteurs de ces offres n’a pas de couleur. Ils se recrutent aussi bien au parlement qu’en dehors. Ils sont étiquetés soit majorité, soit opposition, soit encore activistes des droits humains, confessions religieuses ou simplement personnalités indépendantes.

L’engouement des uns et des autres à porter chacun sa petite pierre à la consolidation de la démocratie prouve que le sujet répond au critère d’intérêt national. Ce constat est d’autant plus évident qu’après les vicieuses manipulations de la loi électorale sous examen, la majorité de Congolais ne jure plus que par la participation à des élections démocratiques et transparentes à la fin de 2023. Bref, à des élections apaisées.

Comment interpréter cette ferveur commune à tirer un trait sur un texte imposé hier par la majorité kabiliste ? En deux mots : cette évolution prouve qu’aucune loi humaine n’est parfaite. Aucune ne peut résister à l’usure, au temps ou aux préoccupations de l’homme à une époque donnée de son histoire. Il n’existe donc que des esprits obtus – je dirais méphistophéliques – pour ne pas réajuster les lois aux contextes. Rejeter l’adaptation équivaut à chosifier tout un peuple.

Pour l’heure, nous avons beau saluer l’exaltation du sentiment général de réformer ce qu’il faut dans la loi électorale, un problème jaillit cependant. C’est la fixation de certains acteurs sur un éventuel ’’dialogue avec le pouvoir’’ avant les réformes. Faut-il préparer le lit du ’’glissement’’ en cherchant à satisfaire les intérêts privés ? À 20 mois des scrutins, le pouvoir devrait privilégier l’intérêt général et, donc, contourner le piège tendu par ses adversaires.

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