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RDC-Pénurie de carburant : les pétroliers attendent la nouvelle structure des prix

Gouvernement et pétroliers examinent, depuis quelques jours déjà, les modalités de réajustement du prix du litre à la pompe. A en croire Emery Mbatshi, vice-président de l’Association des pétroliers du Congo, à la fin de cette semaine, ces discussions pourront accoucher d’une nouvelle structure de prix, laquelle donnerait lieu à un retour à la normale. Car, soutient-il, en vendant aux prix actuels, les pétroliers réalisent un gros manque à gagner.

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Accusés de faire la rétention de stocks, les pétroliers redoutent de travailler à perte, étant donné la hausse du prix moyen frontière qui est passé de 762,5 à 900,7 dollars pour un camion-citerne, expliquait Urbain Kange, secrétaire du club des pétroliers de Bukavu. Entretemps, le baril du pétrole à l’international a aussi connu une augmentation substantielle. Selon des estimations, les prix du pétrole pourraient atteindre 125$ en 2022 et 150$ en 2023. Aujourd’hui encore, la crise du pétrole est exacerbée par la guerre russo-ukrainienne qui sévit depuis quelque temps dans l’Europe de l’Est.

Pour leur part, les pétroliers congolais disent donc attendre la fin des discussions avec la partie gouvernementale ; à l’issue desquelles devra se décider le réajustement du prix litre à la pompe.
A en croire Emery Mbatshi, vice-président de l’Association des pétroliers de la RDC, le prix des produits pétroliers va impérativement augmenter à la pompe. Mais déjà, a-t-il déploré, il y a une psychose qui s’est installée dans la pensée de plusieurs consommateurs ; chacun cherchant à sur-stocker ou se précipiter tous, au même moment, vers les stations–service pour s’approvisionner en carburants. Conséquence : les stocks dans les citernes s’épuisent vite. Au bout du compte, la station-service ferme.

« Nous sommes en discussions, qui sont déjà très avancées pour, à terme, revoir le prix à la pompe. Il y aura une nouvelle structure de prix, et avec elle, nous reviendrons au fonctionnement normal des stations-service », a rassuré le vice-président Mbatshi de l’Association des pétroliers du Congo.

Avant de justifier le rationnement des produits pétroliers auquel les consommateurs en ces termes : « Pour l’instant, en vendant aux prix actuels, les pertes sont énormes et on ne sait même plus comment les gérer ».

Si les discussions entre gouvernement et pétroliers prennent un peu plus de temps que prévu, c’est parce qu’on doit y aller avec parcimonie. Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte pour que ce réajustement des prix du litre à la pompe ne perturbe tous les équilibres macroéconomiques.

« On ne peut pas décider comme ça. Ce sont des discussions qui tiennent compte de plusieurs paramètres, surtout que l’augmentation des prix de carburant a des effets collatéraux, d’autres secteurs sont impactés. Il ne faut donc qu’il n’y aille à la va-vite pour éviter que cela puisse avoir de répercussions qui ne sont pas appréciables », a-t-il conclu par ailleurs.

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