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RDC-Élections : « Rien sans les femmes » plaide pour une loi conforme à la Constitution

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L’immeuble de la Territoriale, à Lingwala, a abrité, ce vendredi 15 avril, un atelier d’actualisation de l’argumentaire de la loi électorale. Cette séance de travail a réuni des experts de différentes structures militant pour la promotion des droits des femmes en RDC.

A cette occasion, la secrétaire exécutive du réseau genre et droits de la femme et porte-parole nationale du mouvement « Rien sans les femmes », Fifi Baka, a souligné que cette séance de travail a consisté à actualiser l’argumentaire de la loi électorale que le mouvement « Rien Sans les Femmes » a préparé afin de bien mener le plaidoyer concernant la révision de la loi électorale.

« L’actualité est dominée par les reformes électorales et Rien sans les femmes, en tant que mouvement qui promeut la représentation égalitaire homme-femme dans les instances de prise de décisions des femmes, a jugé bon d’actualiser notre argumentaire », a indiqué Mme Fifi Baka.

Aussi a-t-elle fait remarquer qu’au mois d’août de l’année de 2020, le mouvement Rien sans les femmes avait fait la relecture Genre de la loi régissant la CENI ; et de la loi électorale. « Lors de cette révision, nous avions mené un plaidoyer et il nous restait le plaidoyer pour la loi électorale », a-t-elle ajouté. Cela fait plus d’une année que le mouvement Rien sans les femmes travaille sur cet argumentaire.

Cette séance s’est fixé l’objectif d’amender, actualiser et voir quelles sont les innovations à cet argumentaire pour qu’il soit potable afin de nous permettre de mener un plaidoyer efficace pour intégrer des mesures, des contraintes par rapport à l’établissement des listes paritaire homme-femme dans les différentes listes électorales des candidats ; également alléger la tâche aux femmes afin d’enregistrer, cette fois-ci, le taux élevé de participation des femmes.

Nous avons besoin d’une loi électorale qui rassure la présence des femmes sur les listes électorales ; cela en conformité avec la Constitution. Car, cette dernière, a souligné Mme Fifi Baka, consacre la parité à son article 14. Aussi a-t-elle ajouté, au-delà de la Constitution, il y a des instruments juridiques internationaux et régionaux auxquels la RDC a souscrit et qui promeuvent les droits des femmes.

Pour l’expert en genre et élection, Me Pacifique Nkozi qui a facilité cette séance de travail, il a été question au cours de cette activité organisée par le mouvement Rien sans les femmes, de se focaliser sur les questions d’analyse genre sur la loi électorale et identifié certaines dispositions qui, une fois prises en compte par le législateur congolais, cela pourrait amener à se conformer aux instruments juridiques internationaux, à notre Constitution qui prévoit la parité homme-femme.

Il a fait savoir que les statistiques en leur possession démontrent clairement que les femmes continuent à ne pas être prises en compte à des postes électorales. En 2006, le taux de participation des femmes sur les listes des candidatures était de 13%.

En 2018, on a chuté à 11% des candidatures, mais on a senti une petite amélioration du nombre de femmes élues et dans notre plaidoyer nous pensons que plus il y a des femmes candidates, plus il y aura des femmes élues.

« Si nous tenons à une bonne réforme inclusive qui tient compte des droits électoraux des femmes, il y a moyen d’espérer au développement harmonieux de la RDC. Ce qui fait que l’article 13 doit être retouché pour mettre en place des mesures correctives qui amènent les partis et regroupements politiques à avoir autant de femmes et autant d’hommes qui participent au processus électoral.”

Concernant les élections de gouverneurs, le taux de participation de la femme est très faible. Moins de 10% du taux de participation des femmes à ces élections, ce qui nous amène à penser que nous pouvons compter sur la volonté politique et qu’il y a lieu de continuer à travailler pour la participation de la femme.

Il a également évoqué la question de la masculinité positive afin d’amener les hommes à être accessible sur les questions des droits des femmes autant qu’ils peuvent aussi contribuer à la promotion des droits des femmes.

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