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Le cancer du tribalisme [Édito]

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democratic republic of the congo flag.

C’est connu. L’enjeu pour les inspirateurs de la haine tribale se limite à leur participation à l’exercice du pouvoir. D’expérience, rien n’a jamais garanti la prise en compte des intérêts de toute la tribu par l’ascension politique de l’un de ses fils. Par conséquent, la manipulation des populations sous le couvert de la fibre tribale n’est qu’un vil manège pour servir les ambitions de quelques individus.

Vendredi 15 avril, le démon du tribalisme s’est invité à la 49ème réunion du Conseil des ministres. Pour l’exorciser, le président de la République a lancé un vibrant appel ’’aux leaders politiques, aux responsables religieux et aux forces vives, ainsi qu’à chaque citoyen, à s’investir davantage pour favoriser une interpénétration ethnique positive’’.

Pour quiconque maîtrise les méandres de la vie politique en RD Congo, le cancer du tribalisme ressemble au légendaire serpent de mer. Depuis l’indépendance, il surgit dès que s’annonce la compétition pour un positionnement politique. Il survient également au lendemain d’un échec subi par un leader politique.

Mais, quel politicien peut démontrer que, depuis la restauration de la territoriale des originaires, telle ou telle province a été épargnée des rivalités interethniques locales ? Combien d’entités se sont développées par le seul fait que les gouverneurs étaient fils de la contrée ? Interdire aux Congolais d’habiter une province congolaise, pour un mobile tribal, résout-il les problèmes des originaires ?

Évidemment, ces questions ne heurtent pas la conscience des politiciens, orfèvres du venin tribal. Elles devraient plutôt interpeler les forces vives, les élites coutumières, la jeunesse et les religieux. Ces catégories sociales, au moins, ont besoin de la cohésion intercommunautaire et de l’unité nationale. À elles de former un front commun contre les agitateurs politiques. Et à l’État de renforcer la répression contre ces serpents égotistes.

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