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Élections 2023 : Etats-Unis, France et Belgique pour un processus électoral inclusif et transparent

Après les émissaires de l’Union Africaine et de l’Union européenne lundi, le président de l’Assemblée nationale a poursuivi, à son invitation, ses pourparlers avec les diplomates de principales chancelleries occidentales. Ce mardi 19 avril, Christophe Mboso a conféré tour à tour avec Mike Hammer, Jo Indekeu et Bruno Aubert, ambassadeurs respectivement des Etats-Unis d’Amérique, de Belgique et de France. Au menu des entretiens, le processus électoral, avec un focus ce débat en cours autour de la proposition de loi portant révision de loi électorale, texte majeur pour la préparation des élections en RDC. Si les diplomates disent respecter la souveraineté de la RDC, mais tous, à l’unanime, invitent les acteurs congolais à mener un processus électoral inclusif, participatif et transparent.

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Le diplomate américain, Mike Hammer, est le premier à avoir franchi le seuil du cabinet de Christophe Mboso. Il est allé « discuter du partenariat privilégié entre la RDC et les États-Unis ainsi que ses efforts que l’Assemblée nationale déploie pour faire avancer la réforme de la loi électorale, qui est la clé pour la tenue d’élections en RDC, que tout le monde voudra inclusives, transparentes, justes et dans le délai constitutionnel, sans glissement ».

Pour le diplomate Hammer, les États-Unis sont prêts à continuer à soutenir la démocratie, à travailler à son renforcement, à apporter son assistance technique à la CENI, dans l’objectif de s’assurer que les élections de 2023 seront meilleures que celles de 2018.

Des questions sécuritaire s’invitent au débat

« Au-delà, nous avons discuté des préoccupations sécuritaires à l’Est du pays, ou le peuple souffre énormément des atrocités des groupes armés », a ajouté le diplomate américain.

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Pour cela, a-t-il renchéri, « les États-Unis continuent de soutenir le gouvernement congolais dans l’amélioration des relations bilatérales avec les pays voisins et voir comment on peut faire avancer la paix, surtout que la RDC a adhéré à la Communauté des États de l’Afrique de l’Est. C’est important pour promouvoir de bonnes relations économiques, parce que l’intégration régionale économique peut aider à faire avancer la question de la paix dans l’Est du pays ».

Pour ce qui est de la réforme de la loi électorale en cours à l’Assemblée nationale, les États-Unis sont d’avis que c’est une décision souveraine de la RDC, mais le souhait est « de parvenir à une loi électorale qui peut assurer la transparence ou qui peut garantir que les élections seront bien organisées et cela peut contribuer à améliorer la démocratie congolaise ».

 Et le rôle des États-Unis, c’est d’offrir de l’assistance technique et de soutenir les efforts du gouvernement congolais, et surtout de la CENI pour avoir de bonnes élections.

La Belgique souhaite la participation de tous les députés

De son côté, Jo Indekeu, ambassadeur du royaume de Belgique en RDC, dit avoir échangé avec Christophe Mboso des évolutions de dernières journées du débat sur la loi électorale, laquelle est très importante pour la RDC, car elle devra mener vers des élections libres, démocratiques, transparentes et inclusives et dans le délai constitutionnel.

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Pour M. Indekeu, la Belgique est intéressée par ces élections parce que, non seulement c’est la volonté de la Belgique, mais surtout parce que ce débat inclusif et participatif est voulu par le peuple congolais, notamment autour de la loi électorale au sein du Parlement.

Par rapport à ce débat qui a lieu à l’Assemblée nationale, la Belgique suggère la participation de tous les députés pour avoir une loi électorale qui garantit des élections libres, démocratiques et transparentes.

Pas d’ingérence de la France

Même son de cloche pour Bruno Aubert, ambassadeur de France en RDC, qui dit avoir échangé sur le processus politique.

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« La préparation du processus électoral qui est très utile. Nous avons marqué notre attachement partagé à un processus qui soit pleinement inclusif, participatif, capable d’inclure, de manière transparente, les propositions de tous les acteurs sociopolitiques du pays, car il y a une attente très forte de toutes les populations, pour que le moment venu les élections soient légitimement les bienvenus pour tout le monde, tous les élus », a dit en substance le diplomate belge.

Entretemps, la France s’interdit de se prononcer sur une question de politique intérieure. Néanmoins, elle reste attachée aux grands principes qui font qu’une démocratie, pleinement en construction, soit acceptée par ses concitoyens ; un processus participatif, inclusif, transparent. Toutefois, « il appartient aux députés de statuer sur des questions plus précises sur la loi électorale et le souhait est que tous les députés soient parties prenantes à cet exercice », a conclu M. Aubert.

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