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RDC : Destitué, Kalumba défie son parti et poursuit son action en justice

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L’ex-ministre de l’Économie nationale, Jean-Marie Kalumba, poursuit son action en justice contre sa déchéance par l’Assemblée nationale, qu’il qualifie d’« irrégulière ». Et ce, malgré le délai de 48 heures à lui intimé par son regroupement politique, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) qui le somme de retirer sa requête introduite à la Cour constitutionnelle.

Cette information a fuité dans l’entourage du désormais ex-ministre qui estime qu’une simple lettre de son parti ne peut valoir devant une ordonnance qui a consacré sa nomination du point de vue de droit, dès lors que le ministre est nommé conformément à la Constitution et au pouvoir discrétionnaire du chef de l’État qui opère un choix sur les 3 noms lui proposés.

« L’injonction par un regroupement politique vient en seconde position. On répond d’abord de ses responsabilités étatiques et c’est cela l’attitude républicaine… les démarches à la Cour constitutionnelle sont basées sur les actes posés et les écrits, non sur les déclarations… », s’est confié, le mardi 26 avril 2022, l’un de ses proches sous couvert d’anonymat.

Dans l’entourage de Kalumba, on reste convaincu que ce membre du parti de Bahati a été livré en pâture aux députés par sa propre famille politique en guise de punition pour son « rapprochement » supposé avec le chef de l’État.

Quelques jours après la déchéance de Kalumba Jean-Marie, le député Lambert Mende, un cadre de l’Union sacrée, a affirmé qu’il était demandé au ministre de démissionner. C’est à la suite de sa résistance que l’affaire a été portée à l’Assemblée nationale.

« S’il avait démissionné, tout serait resté en famille », a confié à 7sur7.cd Lambert Mende.

Après cette déchéance, le député Papy Niango est monté au créneau pour dénoncer un vice de procédure, surtout en l’absence d’une résolution votée en plénière. Et de ce point de vue, a toujours soutenu le député Niango, le ministre pouvait rester en fonction, même après ce vote à l’Assemblée nationale. Selon lui, il n’y a aucun acte qu’on peut prendre pour notifier le ministre sur sa déchéance dès lors qu’une résolution de l’Assemblée nationale consacrant cette déchéance n’avait pas été votée à la fin de la plénière ayant décidé de la déchéance du ministre Kalumba.

Pour rappel, le Conseil des ministres du 1er avril, présidé par le chef de l’État, soit 48 heures après la déchéance du ministre, a pris note de cette décision des députés et promis de faire aboutir la procédure de déchéance.

Jusqu’où ira Jean-Marie Kalumba ? Les jours qui suivent seront riches en rebondissements, tant que cette affaire n’a pas encore livré tout son mystère.

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